Accueil

ndahfranc
Tribune de l'écrivain débutant : réflexions critiques sur la société, la culture, le livre et la vie

Rechercher
Derniers commentaires

merci c'est gentil...
(Voir la suite)
Par Anonyme, le 20.11.2009

maashaallah. merci pour l'article mon frére, c'est trés instructif....
(Voir la suite)
Par diop, le 15.11.2009

bonjour monsieur je me nomme diomande adama je viens d'avoir mon baccalaureat session 2009.et bien de un certa...
(Voir la suite)
Par diomande, le 09.11.2009

je trouve que les conseils donnés, sont très bien mais difficile a appliquer, pour les femmes moins difficile ...
(Voir la suite)
Par nawel, le 06.11.2009

slt j ss hind une femme marocaine j 20ans bon l'age pr moi k des chiffres ds la vie et l'amour na ps un certai...
(Voir la suite)
Par hind, le 06.11.2009

merci pour ces conseils .moi je suis passionné par l'écriture rien ne m'effrai seulement j'eprouve deja des di...
(Voir la suite)
Par kouadio, le 05.11.2009

il n'y a que les africains un peu bêtes pour raisonner comme ce fiavi.je suis désolée si on a l'impression que...
(Voir la suite)
Par RAISSA, le 05.11.2009

c'est un mauvais texte ...
(Voir la suite)
Par Anonyme, le 19.10.2009

vraiment c'est un texte géniale pour la prière...
(Voir la suite)
Par Anonyme, le 19.10.2009

votre analyse est pertinente,cep endant il ne faut pas oublier qu'une oeuvre de veronique tadjo est au program...
(Voir la suite)
Par Maferima TAMELA, le 12.10.2009

moi jai besoin de lire tout les chapitres svp...
(Voir la suite)
Par nicole, le 28.09.2009

sincere felicitation pour ce roman qui nous montre que mem les handicapé sontdes etre normal qui merite eux au...
(Voir la suite)
Par nicole, le 28.09.2009

félicitation pour cette histoire...
(Voir la suite)
Par nicole, le 28.09.2009

ha!la poesie cette malhonette qui libere elle est aussi ma soeur.contunie z de fustrer les coeurs.kouadio flor...
(Voir la suite)
Par yao+kouadio+floren, le 13.09.2009

la vie est reellement diallectique .je suis un parmi tant d,autres grace a lecture oui elle est ma mere.merci...
(Voir la suite)
Par yao+kouadio+floren, le 13.09.2009

Articles les plus lus

· DE L’EDITION D’UN MANUSCRIT
· MES POEMES (Page 4)
· LITTERATURE IVOIRIENNE
· L'ARGENT FAIT-IL LE BONHEUR ?
· LE LANGAGE DES ANGES
· LE STYLE D'UN AUTEUR ? PARLONS-EN.
· LES CAHIERS DE L'ECRIVAIN DEBUTANT VI
· COMMENT REUSSIR SON MARIAGE
· LE SECRET DE LA PRIÈRE
· L'AMOUR EN HERITAGE (Roman inédit) Chapitre 1

Statistiques

Date de création : 15.11.2007
Dernière mise à jour : 30.10.2009
151 articles


AUTOPSIE

Publié le 30/10/2009 à 12:51 par ndahfranc
[i]Bonsoir François,

Je serai très heureux de partager mes idées avec toi et avec tout le groupe. Aussi, je crois que tu peux donner une autre image à ton blog. Par exemple que ce soit le lieu pour les jeunes de déposer des extraits de leurs œuvres afin que les lecteurs puissent les apprécier. Cela permettra de corriger certaines erreurs et d’apprendre par l’expérience. Les conseils que tu donnes sont très bien. Mais ce serait plus intéressant si on les mettait en pratique ( en soumettant un texte par exemple).

Moi je lis beaucoup et j’écris aussi beaucoup. Je viens d'inventer un nouveau genre que je nomme « autopsie ». c’est un style qui allie roman et essai. Sans pour autant qu’il y ait cassure.

Voici l’avant-propos de mon dernier livre « autopsie » :[/i]

« Avant-propos

1.

J’aurais pu et voulu ne pas faire cet avant-propos. Il me suffisait juste de laisser libre cours aux supputations des uns et des autres. Mais, je connais mes contemporains hélas. Ils aiment tellement la facilité et ont tellement d’à priori, qu’ils seraient même capables de trahir le but ô que noble de cette œuvre. Ils sont tellement suspicieux, qu’ils ne se gêneront même pas pour rejeter ce livre qui est un roman d’un type nouveau. Un style qu’ils méconnaissent et donc qu’ils rejetteraient certainement.

Pour comprendre cette œuvre, il faut être sain d’esprit et sans a priori. Il faut se poser la question simple mais fondamentale de savoir pourquoi l’on écrit. Ce livre, est l’expression même de ma manière d’être et surtout de ma conception toute singulière de la vie. Pour moi, la vie n’est pas seulement action, elle est aussi pensée, abstraction et réflexion. Et comme nous sommes convaincus que l’action forte n’est pas possible sans réflexion approfondie au préalable d’une part et que d’autre part, toute réflexion non suivie d’actions est incomplète, cette œuvre se présente en deux parties : action et réflexion.

La première partie : action est l’histoire extraordinaire d’un jeune né dans un village d’Afrique où son milieu était rempli de considérations mystiques. Cette façon de voir, loin d’être pour nous un appel à la superstition, est l’expression sans a priori d’une situation vécu à une certaine époque. Et cette conception, et c’est là le plus important, avait permis à cette société de construire son existence autour de certaines valeurs fortes et nobles : loyauté, courage, respect de la parole donnée…

Le chemin parcouru par ce jeune homme va donc l’amener à un certain moment à se poser des questions sur son monde ambiant. C’est un réflexe normal de tout homme normal. Prendre du recul pour penser à son avenir et l’avenir de sa localité. Et pour trouver des réponses à toutes ces questions qui taraudaient son jeune esprit, le jeune Syam va donc faire la connaissance d’un homme de grande vertu, un Ecrivain engagé, intellectuel et surtout chercheur. Ce dernier travaillait sur les moyens de restaurer cette culture africaine jadis forte et pleine de vie. Non point qu’il la trouvait forcement bonne sur tous les plans, mais parce qu’il estimait que c’est par elle que nous pouvons construire « notre » société, celle qui nous reflèterait. Les explications de cet Ecrivain - essayiste pendant une conférence à l’université en présence de nombreux intellectuels sera le socle de la seconde partie écrite en aphorisme.

Style peu connu ici, mais pas difficile à comprendre. L’aphorisme condense des pensées fortes sur un thème bien précis. Quand on pense, on se pose généralement beaucoup de questions. Et de ces questions nombreuses, naissent parfois des réponses proportionnelles ! Ce sont elles qui font la seconde partie de l’œuvre que je nomme autopsie. Autopsie de la société africaine et de ses valeurs.

2.

Cette œuvre se veut le début d’une longue bataille contre les détracteurs de la liberté d’expression. L’on ne parle pas pour parler et/ou pour se faire de la publicité ! Lorsqu’un homme censé se met à écrire, à utiliser le stylo pour relater, informer la population de ce qui se passe réellement dans son pays et/ou sa ville, c’est justement par respect pour le peuple.

Dans cette entreprise dangereuse, des hommes ont laissé de leur vie, d’autres souffrent encore de ce qu’ils ont osé utiliser le stylo. Mais une chose est certaine, l’encre est intarissable tant que des bêtises continueront d’exister dans ce monde. En plus, ce qui est insolent et désolant, c’est ce refus de beaucoup de personnes d’accepter la vérité.

Un jour, le stylo ne tuera plus, il ressuscitera et sera le gage de la bonne santé mentale des hommes et les hommes se lanceront dans l’écriture, avec l'espoir de prouver leur état d’être mâture et censé. Ce jour viendra, on le créera ce jour, c’est sûr. C’est pourquoi, il faut accepter encore d’être parmi les victimes du stylo, en espérant lui donner de la force, par notre sang et notre sueur versés.

Ce livre est écrit pour la jeunesse Africaine en priorité. Pour lui dire que nous avons la possibilité d’aller au-delà de notre jeunesse et de nous donner des objectifs plus nobles à atteindre. La force de la jeunesse réside naturellement dans sa capacité à innover, à créer, à soulever des montagnes. Si nous ne le faisons pas étant jeune, quand le ferons-nous ? Hein ?

Ce livre est écrit pour nos aînées. Pour leur annoncer notre venue avec force et fracas. Et leur signifier, que nous avons besoin de leur soutien. Dans tous les cas, ils n’en ont pas le choix s’ils veulent réellement une Afrique qui se réveillera, valorisant de ce fait la lutte qu’ils auront menée.

Ce livre est écrit pour nos dirigeants. Pour leur donner cette importante information qui est que nous savons les pactes qu’ils ont signés, lesquels hypothèquent notre avenir. Ils ont intérêt à se ressaisir maintenant, sinon, la fin de leurs vieux jours et l’avenir de leur progéniture, s'en trouveront compromis.

Ce livre est écrit pour tous les insolents qui bradent les libertés individuelles et/ou collectives et hypothèquent les vies de milliers de personnes. La fin de vos manœuvres approche. Apprêtez-vous, ô insolents, à subir le courroux d’une jeunesse enragée et déterminée à gagner la bataille.

3.

J’ai 24 ans quand je tiens cette plume pour conclure. Et quand parfois, je fais des allégations, l’on s’acharne sur ma jeunesse. L’on déclare que je suis mal placé pour dire certaines choses. Cela me frustre. Non pas de ce qui est dit sur moi ; mais plutôt sur la petitesse d’esprit de ceux qui pensent ainsi. Ce qui signifie que notre tache est ardue. Pendant que je fais des nuits blanches pour tenter de comprendre, de trouver des explications à ce qui menace mon être, au-delà de mon âge et de toute autre considération, de petits esprits s’acharnent à me reprocher d’être jeune et de savoir autant de choses, et surtout d’oser les dire. Mais ce qui est écrit est le fruit d’une vie de combat, d’envie de vivre et surtout de croire que le vrai est ce qui doit nous maintenir en vie. Je n’ai peut-être pas l’âge de certains d’entre ceux qui se battent, ou qui sont au-devant de certains combats. J’ai écrit avec honnêteté, avec le sentiment qu’un autre monde est possible, et qu’il suffit seulement que chacun respecte son prochain.

La contradiction n’est pas le but de cet écrit, encore moins l’expression naturellement réfractaire de mon être en quête d’une reconnaissance quelconque. J’ai écrit cette œuvre, avec un sentiment de sincérité et avec sur les doigts un souhait : que ce livre serve de catalyseur à l’ouverture des hommes aux hommes, à l’acceptation des hommes entre eux.

La religion, les traditions, nos habitudes, nos lois et autres, leur existence traduit encore le fait que nous n’avons pas encore atteint le stade le plus élaboré, mais que nous ne sommes pas encore loin de l’animal, avec un esprit enclin à la violence. Cependant, il est possible et fermement je le crois, que nous sommes capables de nous dépasser et de créer un monde de paix et d’harmonie.

L’homme, ce n’est pas la chose qui quotidiennement court après des réalisations, de l’argent, des femmes, des enfants. L’homme c’est celui-là qui pose une pierre pour l’édification de la société humaine la plus élaborée. C’est cela notre mission : tendre vers une société par-delà les religions, les traditions, les lois. Je ne peux concevoir autrement la vie. Et le combat pour atteindre cet état des choses, ne doit pas se faire contre qui et/ou quoi que ce soit. Ce serait vraiment bas et très vil de notre part. Le vrai combat, c’est d’atteindre le but. Hélas, la paresse, l’insolence et surtout l'égoïsme, nous rendent incapables d’être bons et surtout justes.

Nous sommes capables de nous nourrir tous sur cette terre, d’être heureux ensemble, de créer de nouvelles choses et de vivre comme dans nos rêves. Et ce n’est pas un rêve de penser que ce que je dis est possible. Il suffit juste que chacun de nous croit au rêve et il deviendra réalité. Mais le problème, c’est que le refus des uns et des autres à croire à ce rêve le rend impossible, voire utopique.

Quand on naît dans une contrée comme la nôtre, nous ne devons plus nous poser des questions sur le type de combat à mener ou si nous devons nous battre. Non ! On se bat et c’est tout. Et c’est de cette manière qu’on s’édifie et qu’on édifie nos nations.

N’attendons pas un déluge pour nous laver de toutes les bêtises qui rendent notre vie si mauvaise, médiocre et invivable ! »


Souleymane YAMEOGO

Economiste-Planificateur

Animateur du centre multimedia du centre national de Presse Norbert ZONGO

BURKINA FASO

Tel. Bur 00226 50 34 41 89

cel: 00226 78 16 80 03



LES EPINES DE LA GRANDEUR

Publié le 08/10/2009 à 23:25 par ndahfranc
Les astrologues croient fermement que leur art est une science. Ils tentent de le démontrer, tous les jours, par leurs ouvrages et leurs interviews. Dans son ouvrage : « L’homme d’aujourd’hui et les astres », Elisabeth Teissier, l’astrologue de François Mitterrand , nous offre des chapitres très éloquents sur le sujet. Elle publie des discussions, avec des scientifiques, qui comblent le lecteur. Pour les astrologues, tout se détermine à la naissance. La position des planètes dans le ciel le jour et l’heure de notre naissance détermine notre destin. Toutefois, il faut de nombreux calculs, facilités aujourd’hui par l’ordinateur, pour dresser la carte du ciel d’une personne. On peut naitre dans le signe du Scorpion et ne pas l’être. Il faut absolument cette carte du ciel pour connaitre son ascendant et toutes les planètes qui s’y trouvaient. Ce n’est pas un hasard si l’expression tout est écrit dans le ciel est fort répandue chez de nombreux croyants et mystiques . Ce serait un excellent exercice pour tout bon astrologue de comparer les ciels de naissance de Aboulaye Wade et de Laurent Gbagbo. L’un est né le 29 et l’autre le 30, un mois de mai. Pas la même année. Ils sont tous deux du signe des Gémeaux, régi par la planète mercure, celle de l’intelligence et de la dualité. Pour toutes les élections en France j’ai suivi, dès le mois de Janvier, les prévisions de tous les grands astrologues qui donnaient d’avance les résultats du premier et deuxième tour. Et cela est un jeu d’enfant pour tous les grands astrologues. C’est en 1957 que Jeanne Dixon, célèbre astrologue américaine, a vu l’assassinat d’un président américain à Dallas, en 1963. Quand le Président Kennedy, a été élu en 1960, Jeanne Dixon, a écrit qu’il s’agit du Président qui sera assassiné. En 1963, tous les grands astrologues déconseillaient à Kennedy et à son équipe d’éviter Dallas. On a encore en mémoire que c’est quand JFK, devant une foule enthousiaste, disait à sa femme qu’on avait dit que c’est cette ville qui va lui créer des problèmes que les coups de fusil partaient. Andrea Bocelli le ténor italien d’inspiration lyrique vient de sortir une œuvre musicale intitulée : « Credo Giovanni Paolo 2 ». En écoutant le DVD on voit , pendant une heure de temps, des images du Pape dans ses activités. Presque toutes les cinq minutes reviennent les images des obsèques avec le corps inanimé couché ou porté. A chaque fois que je mets cette vidéo je ne peux que penser à la grandeur de l’homme. Et quand on voit les images de l’attentat et celles des souffrances on se dit que toute grandeur a des épines. C’est pathétique de voir le Pape marchant difficilement ou des personnes l’aidant à se déplacer après avoir vu quelques secondes avant des images de ce même homme souriant débordant de gaieté et de vie. Et je n’ai pu que me rappeler des étoiles majeures dont parlent les astrologues. Selon Elisabeth Teissier, l’astrologie a été enseignée pendant des siècles à la Sorbonne et tous les Papes la connaissait. Elle explique les raisons de la guerre de l’église catholique contre l’astrologie. Pour les astrologues tous ceux qui vont marquer leur époque, par la célébrité ou la popularité, naissent avec des étoiles majeures dans leur signe de naissance. Il y a donc cinq étoiles majeures. Ceux qui ont une deux, trois ou même quatre étoiles majeures subiront leur popularité ou leur célébrité par des épines qui sont les dénigrements, la jalousie, les mensonges, les envies et toutes sortes de méchancetés. C’est le prix à payer pour leur célébrité ou leur popularité. C’est comme une mangue mûre. Forcement on va lui lancer un caillou pour la faire descendre. Bienheureux les personnes nées sans aucune étoile majeure. Leurs familles n’auront pas à souffrir de toutes les vacheries et les « romans » qu’on écrit chaque jour sur eux. Les épines des quatre premières étoiles ne sont pas aussi « venimeuses » que celles qui piquent les personnes nées sous les cinq étoiles majeures. Ce sont des personnes, qui non seulement marquent leur époque, mais des siècles. Tout comme Napoléon ou Kennedy. De même que de nombreux souverains ou des Chefs d’Etat. Leur particularité visible réside dans tous les nombreux gardes de corps qui les entourent. Car leur vie est menacée à tout moment. La plupart se rassurent en se faisant entourer d’un ou plusieurs astrologues. D’autres se confient tous les jours à Dieu. Ils ne peuvent pas atteindre un si haut niveau sans souffrir physiquement et moralement. Malgré la foule qui les entoure la solitude est leur quotidien. Jean-Paul 2, partant pour le Conclave qui va faire de lui le Pape, disait à des religieuses polonaises que tout est écrit dans le ciel. Il ne pouvait échapper à son destin vu par Padré Pio près de quarante avant. L’héroïsme tout comme la gloire doit coûter. Ainsi va l’Afrique. A la semaine prochaine.

PS : Marie Simone, 54 ans, est une sexologue qui a consacré sa vie à aider des hommes et des femmes à régler leurs problèmes intimes. Elle estime avoir eu des rapports sexuels avec 1500 de ses clients et insiste qu’il n’y a rien d’illégal dans ce qu’elle fait. La plupart de ses clients sont des hommes qui rencontrent des problèmes d’érection ou d’éjaculation précoce.


Par Isaïe Biton Koulibaly

LE PARDON COMME FRUIT DE LA REDEMPTION

Publié le 06/08/2009 à 15:12 par ndahfranc
Au premier trimestre de l’année 2009, Valesse Editions a publié un roman de François d’Assise N’DAH intitulé « Le retour de l’enfant soldat ». Ce petit roman de 100 pages, qui puise sa substance dans l’actualité sempiternelle de l’Afrique de la honte, propose l’histoire poignante du jeune Zango. Devenu enfant soldat malgré lui, il revient, à la fin de la guerre, à Soukassa, son village, où quelques mois auparavant, à la tête d’une bande de guérilleros, il avait commis des atrocités purulentes. Le retour au bercail et sa tentative d’intégrer sa communauté originelle s’avèrent douloureuses : les villageois, le cœur encore saignant de douleurs, le vomissent et le traitent comme le diable. Le chef du village, outragé par l’audace irrespectueuse de Zango, finit par lui tirer dessus un coup de fusil. Au tribunal, tous bénéficient d’une révélation édifiante : l’enfant soldat est lui aussi une victime de la guerre dont il ignore les causes ; de ce fait, il a besoin de soutien et non de rejet méprisant.

Ce qui frappe dans le livre de N’DAH, c’est le magnétisme que dégage son personnage central. Le jeune Zango, sans entrer dans le moule des valeurs sémantiques classiques que recèle le mot héros, en est un à sa manière. Son « héroïsme » n’est pas donné ; il ne le tire pas non plus de son passé souillé et exécrable. Son « héroïsme », il le construit, à petite touche, patiemment et péniblement au fil des pages. La décision démentielle de revenir parmi les siens, en dépit des péchés capitaux qui lui collent à la vie, relève d’un courage herculéen. L’attitude de l’homme ordinaire, à sa place, serait de s’exiler ou de disparaître ou bien de se fondre dans le tumulte de la vie moderne et dans l’anonymat de la multitude, si ce n’est de se suicider pour échapper aux persécutions de ses remords. En conséquence, Zango en décidant un retour périlleux dans son village natal a déjà remporté une victoire sur lui-même : la victoire sur la peur, sur la honte et sur toutes les pulsions que génère un esprit fautif. Son come-back est encore plus significatif que celui pourtant si vanté de l’enfant prodigue de la bible. Contrairement à ce dernier, Zango, lui, n’a pas volontairement rompu le pacte social. Il a été forcé à abandonner les siens et pire : à les humilier, à les massacrer. Comme lui cependant, Zango éprouve le besoin pressant de « revenir aux sources ». L’univers rural, bien que « brûlé » par les affres de la guerre, pour son âme affamée, a la verdeur d’un îlot d’équilibre, de paix intérieure et de concorde sans lesquels sa vie est vouée à la damnation et à l’errance : « Et aujourd’hui, plus que d’ordinaire, il avait besoin de cet endroit et de ses habitants pour repartir dans la vie » ( page 8). Tous les deux, Zango et l’enfant prodigue, ont éprouvé le besoin de jouir du pardon salvateur symbole de restauration et de rédemption. Alors que l’enfant prodigue de la bible est accueilli, avec chaleur, par son père, étincelant de miséricorde, Zango, lui, doit, avant tout et malgré, subir et supporter le fardeau des quolibets, des invectives et du rejet de la part des siens. Son père, en paysan digne et soucieux de la cohésion communautaire, choisit le camp de la majorité indignée qui lui refuse le pardon. Sa confession et sa repentance ne suffisent pas. Les villageois, prisonniers de leur courroux, les jugent même factices. « Il (Zango) comprit alors qu’en tout voyage, la difficulté n’est pas tant de partir, mais de revenir au bercail, surtout quand on a été enfant-soldat comme lui le temps d’une guerre » (Page 8).

Le chemin de la rédemption, comme l’enseignent certaines mythologies, est semé d’embûches. Souvent il n’est possible que par la mort – symbolique ou réelle, peu importe. Ou encore par le sang sacrificiel. Commence alors pour lui une descente aux enfers en vue de « cueillir » le pardon salvateur. Son parcours devient prométhéen. Il échappe in-extrémis à un assassinat par lynchage (Page 35). Le coup de feu du chef, autorité suprême du village, qui a jeté des « plombs chauds dans l’abdomen » de l’enfant-soldat, figure d’une part le ras-le-bol des habitants qui ont du mal à comprendre la détermination de Zango à vouloir vivre avec eux. D’autre part, il marque le summum de cette pénitence à laquelle il doit faire face de gré ou de force. Le sang du héros qui se répand sur le sol a une charge symbolique remarquable. Il fait penser au sang du christ qui réconcilie les hommes et leur créateur. En outre, ce sang a une fonction dramatique : il participe au dénouement de l’intrigue. Car, l’affaire très vite déborde le cadre du village. Le procès qui s’ensuit achève d’ouvrir les yeux des villageois sur la brutale vérité : Zango, l’enfant soldat, est une victime de guerre et non un bourreau. Le devoir du village est de l’aider à réussir son insertion sociale. Le verdict de l’autorité judiciaire traduit le point de vue de l’Etat. A partir de là, Zango est réhabilité, restauré. Zango est mort, vive Zango, pouvait-on s’écrier. Le pardon qu’il a quêté avec audace et souvent avec une rage impertinente n’a pas été donné sur un plateau d’or. Il lui a fallu le conquérir, il lui a fallu couler son sang, il lui a fallu mourir pour renaître. Zango, malgré son jeune âge a fait preuve d’un courage exceptionnel. Par cette approche, l’auteur a eu le mérite de créer un héros qui sort des sentiers battus. Par ailleurs, Ayablé, la fille du chef du village et les autres personnages féminins, par leur position humaniste face au cas de Zango, semblent témoigner du désir du romancier de rendre hommage à la femme, en tant que vecteur permanant du pardon et de concorde sociale. En effet, là où les hommes ont été prompts à condamner, les femmes (représentées par la mère de Zango, Ayablé la fille du chef et Ngo qui avait été violée par Zango) ont brillé par leur grande sensibilité et leur prédisposition à pardonner. Elles ont été, après l’instituteur, les toutes premières à comprendre qu’un enfant-soldat est surtout une victime de guerre qu’il faut aider. Parmi les personnages secondaires, l’instituteur accroche par sa lucidité et son sens d’anticipation. L’écrivain réhabilite ici la figure classique de l’enseignant dans le milieu rural. Là, il est plus qu’un pédagogue. Il est surtout un éducateur, l’éducateur de la société toute entière. Par sa noblesse morale, il symbolise la lumière de ce microcosme romanesque en convulsion.

Le roman « le retour de l’enfant soldat » est un chant douloureux à l’honneur du courage et du pardon. Le pardon, ici, a une fonction salutaire, mais se révèle comme le fruit d’une quête douloureuse. Nous continuons de croire que l’auteur, au vu de la beauté philosophique de l’œuvre, aurait pu développer son intrigue sur au moins deux cent pages et l’élever au-dessus d’un « récit de jeunesse » auquel il est destiné. De même, ce livre aurait gagné davantage en profondeur, s’il nous offrait, dès le début, l’occasion d’explorer ensemble l’âme de « l’enfant prodigue » en proie avec sa conscience angoissée par des monologues intérieurs. Ceci n’est qu’un point de vue et ne saurait constituer un reproche. Au finish, « Le retour de l’enfant soldat » est un roman qui n’a pas démérité d’être choisi parmi les livres qui viennent d’intégrer la liste des œuvres au programme au secondaire.

ETTY MACAIRE
Professeur de lettres modernes

BLASSONNI OU LA CREATURE DE LA PERFECTION

Publié le 04/08/2009 à 14:15 par ndahfranc
BLASSONNI OU LA CREATURE DE LA PERFECTION
Il y a quelques mois, je vous avais parlé de la prochaine parution de cette oeuvre; eh bien, aujourd'hui, c'est chose faite. "BLASSONNI ou la créature de la perfection" est dans les rayons des librairies depuis la fin du mois de juillet 2009.
Cet ouvrage de littérature de jeunesse édité par la prestigieuse maison d'édition Frat-mat éditions est un vrai régal. Ce qui frappe de prime abord, c'est la première de couverture qui offre au jeune lecteur une image des plus aguichantes avec des couleurs ô combien chatoyantes! Et ce n'est pas tout. L'histoire qu'elle relate ne vous laissera certainement pas indifférent. En effet, Blassonni, fillette naine de douze ans, vient de perdre sa mère dans des conditions tragiques. Accusée d'être à l'origine de la mort de cette dernière, elle est bannie du village avant d'être récupérée par une vipère de tante qui lui en fera voir de toutes les couleurs. Maltraitée et humiliée de toutes parts, Blassonni trouve refuge dans la lecture pour survivre. Comment cette activité apparemment anodine a-t-elle permis à notre jeune héroïne de s'en sortir? Telle est le magnifique secret que cette oeuvre vous révèle.

Extrait:
- Maintenant que ta beauté est à ton goût, laisse-moi te donner quelques petits conseils qui te seront très utiles dans la vie. Vois-tu, ma fille, sans la lecture, la vie manque cruellement de couleurs et d’émotions. Fais-en ton passe-temps favori et tu verras que quels que soient tes handicaps physiques, la vie te sera toujours belle et agréable. Grâce à la lecture, tu es aujourd’hui splendide et désirable. Mais ne fais jamais de ta beauté un commerce quelconque comme ces filles aux mœurs légères. Car, la beauté étant éphémère, elle ne peut conduire qu’à la désillusion. Cherche plutôt à fortifier ton caractère et à cultiver la vertu en t’inspirant de la vie des personnages que tu côtoies. Parfois, à côté de leurs douleurs, les nôtres ne sont rien ; et pourtant, ils arrivent à s’en sortir à force de courage et de persévérance. Prends exemple sur eux et tu verras que même orpheline, tu vaux mieux que tous ces jeunes qui vivent dans l’abondance mais qui détestent la lecture. Tu es heureuse d’être belle aujourd’hui, n’est-ce pas ? Mais sache qu’il n’y a aucun mérite pour une femme d’être belle. A tout le moins, elle doit être reconnaissante à l’Artiste qui a fait de son corps, une œuvre d’art. Quelle ingratitude que de célébrer l’œuvre en ignorant l’Artiste qui l’a créée ! La beauté est dangereuse entre les mains d’une femme sans vertu. Oui, ma fille, une femme belle mais sans vertu s’enorgueillit de sa beauté quand elle ne vend son corps au plus offrant. Garde-toi de vendre ce que tu n’as pas créé ! Appréciez la beauté mais aimez plutôt la femme car, elle seule est digne d’amour. Si vous aimez la beauté au lieu de la femme, le jour où sa beauté s’étiolera, vous la laisserez tomber comme une orange dont on a sucé tout le jus. La beauté n’est qu’un appât pour attirer l’homme. Mais une fois l’homme apprivoisé, la femme doit transformer sa beauté en vertus. Femme, cultivez des vertus car, contrairement à la beauté, ces dernières sont éternelles et ne se fanent jamais. Imaginez la vieillesse pour une femme qui a fait de son corps un objet de culte. Rien qu’un cauchemar qui viendra très vite à bout de sa vie. Mais une femme qui sait que son corps n’est qu’un instrument pour acquérir des vertus, devient plus belle en vieillissant.

François d'Assise N'DAH,
Blassonni ou la créature de la perfection, Frat-mat éditions, 66 pages.

PRIX IVOIRE 2009

Publié le 25/07/2009 à 12:44 par ndahfranc
Prix ivoire 2009 : Les ouvrages sélectionnés connus

Le pré-jury du Prix Ivoire pour la Littérature Africaine d'Expression Francophone, présidé par le critique littéraire ivoirien Koffi Koffi, a achevé ses travaux.

Au terme des délibérations, les cinq (5) ouvrages retenus pour être proposés au jury international du Prix Ivoire pour la Littérature Africaine d'Expression Francophone sont :

- Muriel Diallo, Sinaga le cheval sans papiers, littérature pour enfant, Vents d’ailleurs, 2008, 28 pages;
- Stéphane Kalou, A la poursuite de l’homme de pierre, roman, éd. Présence Africaine, 2009, 28 pages;
- Tiburce Koffi, Mémoire d’une tombe, roman, éd. CEDA-NEI, Présence Africaine, 2009, 516 pages;
- François d’Assise N’dah, Le retour de l’enfant soldat, littérature de jeunesse (récit), éd. Valesse, 2009, 102 pages;
- Sayouba Traoré, L’héritier, roman, éd. Vents d’Ailleurs, 2009, 146 pages.
Le Prix Ivoire pour la Littérature Africaine d'Expression Francophone 2009 sera décerné par un Jury international présidé par l'écrivain Guinéen Djibril Tamsir Niane et composé notamment de Werewere Liking (Prix Noma 2005), Maurice Bandaman (Grand Prix Littéraire d'Afrique Noire 1993), Foua Ernest de Saint Sauveur, président de l'Association des Ecrivains de Côte d'Ivoire. Il sera attribué lors du dîner-gala qu'organisera l'association Akwaba Culture au Golf Hôtel ( Abidjan) le samedi 19 septembre 2009 à 20 heures.A cette occasion, le lauréat recevra son Prix doté, entre autres, d'une somme d'un (1) million de Francs CFA et d'un billet d'avion pour une ville culturelle de son choix.

L'écrivain sénégalais Cheikh Hamidou Kane assistera à la cérémonie en qualité d'Invité d'honneur de l'association Akwaba Culture, organisatrice du Prix Ivoire pour la Littérature Africaine d'Expression Francophone.

Pour mémoire, le Prix Ivoire 2008 est allé à l'écrivain sénégalais Racine Kane pour son excellent roman "Les ballades nostalgiques", éd. Panafrika/Nouvelles du Sud/Silex. Quant à Salla Niang (Sénégal), elle a reçu la Mention Spéciale pour son roman épistolaire "La dernière lettre", éd. Présence africaine.

Pour Akwaba Culture

La Présidente
Isabelle Kassi-Fofana
contact: prixivoire@yahoo.fr

RESIGNATION

Publié le 01/06/2009 à 14:35 par ndahfranc
Aujourd'hui, je me suis réveillé du mauvais pied; rien dans la vie ne me donne de l'envie. J'ai envie de tout abandonner, absolument tout: même pas une prière à Dieu; porter sur mes frêles épaules toute la tristesse du monde. Je sais que les gens mentent, qu'ils font semblant d'être heureux. Or, au-dedans, ils sont tous malades, amers, tristes...
Aujourd'hui, je n'ai envie de rien; je veux juste être triste, me laisser porter par les ailes du destin sans chercher à résister...
S'il vous plaît, ne dites rien, ne me plaignez pas, je n'en vaux pas la peine. Le destin veut me torturer, eh bien! Laissez-le faire de moi ce qu'il veut.

LE JOUR Où LA VIE M'A FAIT PLEURER (Vient de paraître)

Publié le 16/04/2009 à 12:00 par ndahfranc
LE JOUR Où LA VIE M'A FAIT PLEURER (Vient de paraître)
Le jour où la vie m’a fait pleurer, tel est le titre de mon dernier livre paru chez Ivoir’Livres. Œuvre fondamentalement intimiste, elle se donne la prétention d’œuvrer à l’avènement d’un homme nouveau, essentiellement tourné vers l’acquisition de richesses intérieures.
De grandes questions existentielles et philosophiques (elles ont toujours existé mais se posent aujourd’hui avec beaucoup plus d’acuité) ont servi de substrat à la création de cette œuvre. En effet, face à la dégradation des mœurs et à la course effrénée au pouvoir, l’on est en droit de se demander ce qu’est vraiment le but de la vie ? Le bonheur ne réside-t-il que dans l’acquisition de richesses matérielles ? La mort est-elle la fin de la Vie ? Dieu est-il vraiment juste avec tous les hommes ? Autant de questions que l’on se pose dans des moments de profonde solitude et de tristesse. Les réponses à ces questions nous font parfois peur car elles ont le don de bouleverser toutes nos certitudes. Mais tôt ou tard, l’homme a besoin de faire table rase de ces dogmes artificiels pour regarder la Vie droit dans les yeux pour mieux la comprendre. C’est justement à cette action que vous invite cette œuvre : regarder la Vie en face sans aucun a priori.
A la fois recueil de poèmes, réflexions philosophiques et nouvelles, ce livre vous entraînera dans des moments de profonde méditation. C’est un guide idéal pour vous aider à vous libérer des pesanteurs sociales qui inhibent vos efforts d’évolution vers un mieux-vivre et un mieux-être.

Extrait :

…Après quelques minutes d'hésitation, elle poussa la porte qui s'ouvrit instantanément. Elle entra et découvrit au milieu de la pièce, une petite table avec deux chaises de part et d'autre. Instinctivement, elle prit place et attendit. L'instant d'après, un moine au crâne nu et à la longue barbe blanche fit son entrée. Sans rien dire, il vint prendre place en face d'elle. Au lieu d'avoir peur, elle ressentit plutôt une espèce de soulagement. Le moine, d'un regard profondément mystérieux, entreprit alors de scanner son âme. Quand il eut fini, il lui demanda, amer et déçu :
– Pourquoi te laisses-tu mourir alors que la vie t'ouvre gentiment les bras ?
– Trop d'obstacles m'empêchent de sauter dans le train du bonheur, répondit-elle, pleine de tristesse et d'amertume. La vie me soumet à un traitement de choc que je ne peux plus supporter. L'homme que j'aimais est parti avec une autre ; l'enfant dont j'ai toujours rêvé refuse de venir au monde, mes rêves brûlent sans cesse au soleil… Comment puis-je connaître le bonheur dans ces conditions ?
– Le vrai problème qui t'empêche d'être heureuse, c'est que tu recherches le bonheur là où il n'est pas.
– J'ai beau essayer de le dompter, je n'y arrive pas. Le malheur est partout cherchant constamment à détruire ce que j'ai construit au prix de mille et un efforts. Pourtant, autour de moi, certaines personnes prospèrent à vue d'oeil ; pourquoi cette injustice ?
Le moine sourit avant de poursuivre.
– Sur le chemin comme dans la vie, seul l'homme avisé et sage peut courtiser le bonheur. Le soleil ne brille jamais de la même façon et avec la même force à l'intérieur des hommes. Un disciple ne peut jamais imiter les pas de son maître. A chacun sa manière de voir la vie, de vivre les difficultés et les conquêtes. L'homme a besoin de choisir son destin et non de l'accepter. Etre capable de retirer la quintessence d'une épreuve, chercher des solutions plutôt que des réponses, voici tout l'art du guerrier.
– Vous voulez dire qu'il est inutile de chercher à savoir pourquoi telle ou telle chose nous arrive ?
– Dans une situation extrême où notre âme est profondément blessée, la différence qu'il y a entre un homme ordinaire et un homme courageux, c'est que le premier cherchera à trouver des réponses aux questions du genre : « Pourquoi cela n'arrive qu'à moi ? Qu'ai-je fait à Dieu ? Pourquoi la vie est-elle si injuste avec moi ?... » alors que le second cherchera des solutions pour surmonter son mal et aller de l'avant. Dans la vie, il y a les erreurs que nous payons mais il y a aussi l'inévitable. L'inévitable, ce sont les épreuves les plus douloureuses qui nous font perdre la foi et nous éloignent de Dieu. Oui, parfois, il nous faut apprendre à marcher seul, à renoncer aux idées préconçues, à construire nos propres certitudes, à nous attribuer un nouveau nom qui donne un sens à notre vie. Enseigner, c'est montrer ce qui est possible. Apprendre, c'est rendre possible à soi-même. La quête du bonheur, c'est être capable de réaliser son unité avec Dieu. Or, nombre de personnes sont incapables de le faire parce qu'elles ne savent pas vraiment qui est Dieu.

Il regarda avec amertume le trouble qu'avait suscité en elle la notion de Dieu…

Extrait de la nouvelle L’épreuve du miroir.

AU NOM DE LA REVOLUTION AFRICAINE

Publié le 05/04/2009 à 12:00 par ndahfranc
AU NOM DE LA REVOLUTION AFRICAINE
J’ai bien aimé votre analyse parce qu’elle ne tranche pas ou très peu en tout cas, avec les analyses politiciennes des politiciens mythomanes qui, pour conserver leur pouvoir acquis bien souvent au prix du sang du peuple, nous gavent d’intrigues surréalistes et de réflexions anachroniques pour nous maintenir sous leur domination.
En effet, en vous lisant, on a le sentiment que la Révolution africaine que vous appelez de tous vos vœux doit se faire dans l’irrespect de la personne humaine et des droits de l’homme. En voulant établir à tout prix une relation antagoniste entre l’Afrique et l’Occident, vous tombez inconsciemment dans le piège de ces bandits qui s’allient au diable et qui jouent les tribus assiégées dès qu’ils sont pris en faute par leurs amis d’hier. Leur première arme de défense, c’est de jouer sur la fibre nationaliste de leur peuple pour s’assurer une certaine immunité. C’est malsain et franchement irresponsable. Ce qui se déroule sous nos yeux, n’est rien d’autre qu’un règlement de comptes entre bandits que divise le partage du butin. C’est vrai que les intentions qui sous-tendent les actes posés par le TPI et la CPI à l’encontre des dirigeants africains paraissent bien souvent suspectes mais nous ne devons pas pour autant perdre de vue le nombre impressionnant des forfaitures de ces dirigeants-là. La première prise de conscience qui doit être nôtre, c’est une vigilance de tous les instants qui ne doit pas nous faire crier au loup chaque fois qu’on reproche à des dirigeants africains des crimes graves. Car bien souvent et fort malheureusement, leur complicité est avérée. Alors, faut-il, au nom d’une quelconque révolution, passer sous silence ces crimes graves ?
Le rôle de la jeunesse africaine en général et ivoirienne en particulier aujourd’hui, c’est de faire sa mue afin de prendre en main son destin, au moment où la crise financière mondiale est en train de dessiner une nouvelle carte politique et économique. Elle ne doit plus se contenter de brandir des clichés impérialistes pour masquer son ignorance et son incompétence. Pour cela, il lui faut se départir des antivaleurs que leurs aînés ont malheureusement érigées en vertus. Vous citez avec fierté le rôle ô combien salvateur de la galaxie patriotique (ce que je vous concède) dans la crise de novembre 2004 en Côte d’Ivoire, mais ce que vous oubliez de dire, c’est que l’essai qu’on était en droit d’attendre n’a pas été transformé. Le comportement de nos héros d’hier n’est en rien différent de ce que nous ont servi leurs aînés jusqu’ici. Ce qu’il nous est donné d’entendre et de constater à leur sujet est franchement désolant. Si nous voulons donner une vraie chance à l’Afrique de décoller, il nous faut apprendre à cultiver l’excellence et non la médiocrité. Aujourd’hui en Côte d’Ivoire, que constate-t-on ? Un groupuscule qui s’enrichit à une vitesse exponentielle et une majorité qui croupit dans les geôles de la misère ; les médiocres qui réussissent à tous les concours tandis que les méritants sont exclus de la course. C’est peut-être une caricature excessive, mais c’est cela qu’il faut changer : remettre les choses à l’endroit. Rappeler à tous et à chacun que le vrai patriote, c’est celui qui se bat pour sa patrie par amour et non par calcul. Autrement la patrie sera en danger chaque fois que l’ennemi à combattre aura d’énormes moyens financiers. Evitons de vendre nos consciences au plus offrant, et notre continent ne s’en portera que mieux.
Merci de votre attention.

A juan Gomez, journaliste à RFI

Publié le 05/04/2009 à 12:00 par ndahfranc
A juan Gomez, journaliste à RFI
GUEI FIAVI, un ami de longue date, m'a fait parvenir une contribution que je partage avec vous. Puissiez vous réagir si le sujet vous intéresse.

Le sujet du débat de ce jour 31 mars 2009 sur les antennes de RFI me donne l’occasion de vous confier mon analyse relative au mandat d’arrêt international lancé contre le Président BECHIR du SOUDAN. Vous excuserez de peu cette contribution tardive qui ne respecte pas le canal auquel vos nombreux auditeurs sont habitués.
Les nombreux voyages du Président BECHIR ne procèdent ni d’une provocation ni d’une fuite en avant. Ils sont plutôt la manifestation de la volonté des dirigeants des pays du sud-mytomanes ou démiurges fussent-ils- de tourner définitivement la page des rapports occident/Afrique empreints de condescendance de la part de tous ces racistes, fils de colons qui plastronnent dans les arcannes des institutions internationales.
OCAMPO, et ses pairs ne se rendent-ils pas compte que le monde a évolué ! Les métropoles n’existent désormais que dans leur imaginaire suranné ! En effet, là où leurs aïeux qui ont mis pied en Afrique, pour la plupart des aventuriers ou de grands criminels bannis, ont cultivé le complexe de la supériorité raciale pour asservir, émasculer les sociétés africaines, la vitesse des NTIC a mis à nu les incohérences et les turpitudes de ces esprits confusément débiles qui veulent à la fois une chose et son contraire. Si non comment comprendre que Georges BUSH (père et fils) ôtent impunément la vie aussi bien à des milliers de jeunes Américains (GIS) qu’au paisible peuple d’IRAK et qu’ils se retranchent tranquillement dans leurs ranchs au nez et à la barbe des OCAMPO et consorts ! Comment OCAMPO explique-t-il que Jacques CHIRAC vit une retraite dorée en France sans être inquiété du massacre de jeunes Ivoiriens aux mains nues devant l’Hôtel Ivoire un matin de Novembre 2004 ! Où étaient-ils pendant ce temps, tous ces OCAMPO et autres fonctionnaires du TPI ou de la CPI nombrilistes à souhait dont la légitimité procède en réalité de la logique impérialiste et qui ne donnent subitement de la voix que lorsqu’il s’agit des dirigeants du Sud. Les vrais commanditaires du génocide rwandais courent toujours l’Europe, peut-être même les villes dans lesquelles le Sieur OCAMPO séjourne.
Si OCAMPO est si attaché à la justice pourquoi ne convoque-t-il pas devant les juridictions dont il est le héraut toutes ces grandes familles européennes et Etats esclavagistes qui ont bâti leur fortune et notoriété sur trois siècles de crimes ? OCAMPO Invoque-t-il un seul instant la question des moyens, que nous lui répondons faux et lui opposons les discours de ses fieux européocentristes d’ancêtres.
Par ailleurs, le Droit positif, dit-on, procède de la volonté populaire. Dans le cas du SOUDAN, au nom de quel peuple OCAMPO pense-t-il qu’il agit, de ses parents aux yeux bleus ou de ces pauvres habitants du Darfour que la haine et la cupidité vorace de certains dirigeants occidentaux ont contribué à mettre en conflit ? Que fallait-il en réalité pour prévenir les nombreux massacres perpétrés sur cette bande de terre à cheval sur le Tchad et le Soudan. Peut-être le 1/3 des moyens généralement mobilisés pour une mission exploratrice sur la planète Mars !
Mon cher JUAN, c’est triste ! Mais c’est cela la réalité !
Pendant qu’à l’est de la RDC, femmes et enfants meurent des séquelles de viol utilisé désormais comme arme de guerre, SARKOZY, au pas de course cherche à exploiter l’uranium pour le compte des Français. Il obtient aussi pour AREVA au Niger sous un terme artificieux l’exploitation de la deuxième plus grande mine d’uranium au monde dans une région en proie à une rébellion dont la France pourrait venir à bout, si elle le décide, en moins de 72 heures !
Les Africains comprennent de plus en plus que leur salut ne viendra que d’eux-mêmes. La mue s’opère au sein de la jeunesse consciente. Le COJEP en est une illustration en Côte d’Ivoire. Il est aussi temps que cette mue s’opère chez nos amis de l’occident qui ont du mal à se départir des réflexions et autres actes criminels qui mettent l’Humanité en retard.
Salut et à bientôt !

GUEI FIAVI 05746201/20320331

LE PLUS GRAND POUVOIR

Publié le 04/04/2009 à 12:00 par ndahfranc
Ce texte m'a été envoyé par le Club-positif. Je l'ai trouvé tellement beau et tellement riche que je n'ai pas pu résister à l'envie de le partager avec vous.

Quand les premiers hommes erraient encore sur la terre, forcés de conduire leurs troupeaux là où s'étendaient les plus riches pâturages, un des fils de Japhet s'était endormi dans la solitude, près de ses brebis. Or, il fit un rêve, que voici:

Il lui sembla qu'il se trouvait sur une haute montagne, d'où il apercevait au loin les tentes de sa tribu et celles de beaucoup d'autres tribus amies. A cette vue, son coeur bondit de joie; il tendit les bras vers les tentes et éleva la
voix pour appeler ses parentes et ses soeurs; mais la distance ne lui permettait ni d'entendre, ni d'être entendu.

Il s'adressa en vain aux nuages pour le transporter jusqu'à ses frères, aux oiseaux pour lui prêter leurs ailes, au vent pour transmettre ses paroles: le vent, les oiseaux et les nuages passèrent sans l'écouter.

Les yeux du pasteur se remplirent de larmes; il cria au Dieu de ses pères:

- "Etre tout puissant! Affranchis-moi de l'espace et du temps! Fais que, dans ma solitude, je puisse parler aux autres hommes, entendre ce qu'ils pensent maintenant et ce qu'ils ont pensé autrefois!"

Alors un ange descendit, et, lui remettant une tablette sur laquelle étaient tracés quelques signes, il lui dit:

"Apprends d'abord à reconnaître ces caractères, puis à les imiter, ton souhait sera accompli."

C'était l'alphabet que cet Etre Suprême donnait au genre humain, et avec lui les 2 arts les plus utiles à ses progrès et à son bonheur, la lecture et l'écriture!

Grâce à eux, en effet, qu'importent la solitude et l'éloignement?

L'HOMME QUI SAIT LIRE DIALOGUE AVEC LES ABSENTS.

Il reçoit leurs confidences, il entend leurs assurances d'affection, il sait ce qu'ils font, ce qu'ils pensent, ce qu'ils désirent.

Le papier qu'il reçoit, couvert de signes qu'ils ont tracés, est pareil à ces talismans qui pouvaient, dit-on, évoquer les amis é1oignés, les montrer à nos yeux dans leurs sentiments et leurs occupations.

Sans la lecture, les absents seraient comme des morts, car on cesserait de savoir où ils sont, ce dont ils s'occupent, s'ils se souviennent encore, et si nous continuons à leur être chers.

Otez ces entretiens écrits qui ravivent la mémoire et raniment le coeur et la plupart des liens seraient rompus par l'éloignement.

L'HOMME QUI SAIT LIRE EST EN COMMUNICATION NON SEULEMENT AVEC SES AMIS ; MAIS AVEC TOUT L'UNIVERS!

La terre ne finit pas pour lui à l'étroit espace que peut embrasser son regard; il participe à la vie commune; il n'y a plus d'étrangers à ses yeux, car il sait l'histoire de toutes les nations; plus de contrées inconnues, car les livres lui ont montré le monde comme dans un miroir.

L'HOMME QUI SAIT LIRE CONVERSE MEME AVEC LES MORTS.

Penché sur les écrits auxquels ils ont confié leurs pensées, il lui semble que les paroles des grands hommes s'élèvent des pages muettes jusqu'à son esprit.

Il reçoit les leçons de tous ces génies semés sur la route du temps comme les étoiles sur la route de notre globe; il profite de leur expérience, il ajoute leurs réflexions à ses réflexions.

Il devient le légataire universel de l'héritage de sagesse laissé par les siècles qui l'ont précédé.

L'HOMME QUI SAIT LIRE PEUT TOUT APPRENDRE.

L'enseignement lui arrive directement sans passer par la bouche du maître; les livres sont pour lui des écoles toujours ouvertes.

L'HOMME QUI SAIT LIRE NE CONNAIT PAS L'ENNUI

Il a à sa disposition tout ce qui peut éveiller la curiosité, intéresser l'esprit, émouvoir l'imagination.

Veut-il voyager au loin, entendre les récits des désastres ou des triomphes de son pays, écouter les inspirations des poètes, assister aux merveilleuses découvertes des savants, suivre les aventures romanesques de quelque
héros imaginaire, la lecture, comme une fée complaisante, l'emporte où il veut aller!

Souverain tout-puissant, sa cour est formée des plus grandes intelligences que la terre ait vues naître et qui, esclaves de son plaisir, se taisent où élèvent la voix selon sa fantaisie.

ENFIN L'HOMME QUI SAIT LIRE SEMBLE MULTIPLIER SES FACULTES ET AGRANDIR SA NATURE.

Il est 1.000 fonctions qui ne peuvent être confiées qu'à lui seul. Il a un sens de plus que l'ignorant; il appartient, pour ainsi dire, à un rang plus élevé dans l'ordre des êtres.

Il peut développer l'utilisation de son potentiel jusqu'à atteindre les limites de ses rêves les plus fous.

Il peut connaître le succès, la fortune, le bonheur, tout ce qu'il veut atteindre devient à sa portée.

Pour tout cela, il lui suffit de LIRE un peu chaque jour, et de bien choisir ses lectures.

-o0o-

Et vous, ami lecteur, utilisez-vous pleinement le merveilleux pouvoir de lire qui vous a été donné?



DERNIERS ARTICLES :
AUTOPSIE
Bonsoir François, Je serai très heureux de partager mes idées avec toi et avec tout le groupe. Aussi, je crois que tu peux donner une autre image à ton blog. Par exemp
LES EPINES DE LA GRANDEUR
Les astrologues croient fermement que leur art est une science. Ils tentent de le démontrer, tous les jours, par leurs ouvrages et leurs interviews. Dans son ouvrage : «
LE PARDON COMME FRUIT DE LA REDEMPTION
ETTY MACAIRE Professeur de lettres modernes/SIZE
BLASSONNI OU LA CREATURE DE LA PERFECTION
"BLASSONNI ou la créature de la perfection" est dans les rayons des librairies depuis la fin du mois de juillet 2009. Cet ouvrage de littérature de jeunesse édité par l
PRIX IVOIRE 2009
Prix ivoire 2009 : Les ouvrages sélectionnés connus Le pré-jury du Prix Ivoire pour la Littérature Africaine d'Expression Francophone, présidé par le critique littérai

forum