Posté le 01/06/2009 à 14:35 par ndahfranc
Aujourd'hui, je me suis réveillé du mauvais pied; rien dans la vie ne me donne de l'envie. J'ai envie de tout abandonner, absolument tout: même pas une prière à Dieu; porter sur mes frêles épaules toute la tristesse du monde. Je sais que les gens mentent, qu'ils font semblant d'être heureux. Or, au-dedans, ils sont tous malades, amers, tristes...
Aujourd'hui, je n'ai envie de rien; je veux juste être triste, me laisser porter par les ailes du destin sans chercher à résister...
S'il vous plaît, ne dites rien, ne me plaignez pas, je n'en vaux pas la peine. Le destin veut me torturer, eh bien! Laissez-le faire de moi ce qu'il veut.
Posté le 16/04/2009 à 12:00 par ndahfranc

Le jour où la vie m’a fait pleurer, tel est le titre de mon dernier livre paru chez Ivoir’Livres. Œuvre fondamentalement intimiste, elle se donne la prétention d’œuvrer à l’avènement d’un homme nouveau, essentiellement tourné vers l’acquisition de richesses intérieures.
De grandes questions existentielles et philosophiques (elles ont toujours existé mais se posent aujourd’hui avec beaucoup plus d’acuité) ont servi de substrat à la création de cette œuvre. En effet, face à la dégradation des mœurs et à la course effrénée au pouvoir, l’on est en droit de se demander ce qu’est vraiment le but de la vie ? Le bonheur ne réside-t-il que dans l’acquisition de richesses matérielles ? La mort est-elle la fin de la Vie ? Dieu est-il vraiment juste avec tous les hommes ? Autant de questions que l’on se pose dans des moments de profonde solitude et de tristesse. Les réponses à ces questions nous font parfois peur car elles ont le don de bouleverser toutes nos certitudes. Mais tôt ou tard, l’homme a besoin de faire table rase de ces dogmes artificiels pour regarder la Vie droit dans les yeux pour mieux la comprendre. C’est justement à cette action que vous invite cette œuvre : regarder la Vie en face sans aucun a priori.
A la fois recueil de poèmes, réflexions philosophiques et nouvelles, ce livre vous entraînera dans des moments de profonde méditation. C’est un guide idéal pour vous aider à vous libérer des pesanteurs sociales qui inhibent vos efforts d’évolution vers un mieux-vivre et un mieux-être.
Extrait :
…Après quelques minutes d'hésitation, elle poussa la porte qui s'ouvrit instantanément. Elle entra et découvrit au milieu de la pièce, une petite table avec deux chaises de part et d'autre. Instinctivement, elle prit place et attendit. L'instant d'après, un moine au crâne nu et à la longue barbe blanche fit son entrée. Sans rien dire, il vint prendre place en face d'elle. Au lieu d'avoir peur, elle ressentit plutôt une espèce de soulagement. Le moine, d'un regard profondément mystérieux, entreprit alors de scanner son âme. Quand il eut fini, il lui demanda, amer et déçu :
– Pourquoi te laisses-tu mourir alors que la vie t'ouvre gentiment les bras ?
– Trop d'obstacles m'empêchent de sauter dans le train du bonheur, répondit-elle, pleine de tristesse et d'amertume. La vie me soumet à un traitement de choc que je ne peux plus supporter. L'homme que j'aimais est parti avec une autre ; l'enfant dont j'ai toujours rêvé refuse de venir au monde, mes rêves brûlent sans cesse au soleil… Comment puis-je connaître le bonheur dans ces conditions ?
– Le vrai problème qui t'empêche d'être heureuse, c'est que tu recherches le bonheur là où il n'est pas.
– J'ai beau essayer de le dompter, je n'y arrive pas. Le malheur est partout cherchant constamment à détruire ce que j'ai construit au prix de mille et un efforts. Pourtant, autour de moi, certaines personnes prospèrent à vue d'oeil ; pourquoi cette injustice ?
Le moine sourit avant de poursuivre.
– Sur le chemin comme dans la vie, seul l'homme avisé et sage peut courtiser le bonheur. Le soleil ne brille jamais de la même façon et avec la même force à l'intérieur des hommes. Un disciple ne peut jamais imiter les pas de son maître. A chacun sa manière de voir la vie, de vivre les difficultés et les conquêtes. L'homme a besoin de choisir son destin et non de l'accepter. Etre capable de retirer la quintessence d'une épreuve, chercher des solutions plutôt que des réponses, voici tout l'art du guerrier.
– Vous voulez dire qu'il est inutile de chercher à savoir pourquoi telle ou telle chose nous arrive ?
– Dans une situation extrême où notre âme est profondément blessée, la différence qu'il y a entre un homme ordinaire et un homme courageux, c'est que le premier cherchera à trouver des réponses aux questions du genre : « Pourquoi cela n'arrive qu'à moi ? Qu'ai-je fait à Dieu ? Pourquoi la vie est-elle si injuste avec moi ?... » alors que le second cherchera des solutions pour surmonter son mal et aller de l'avant. Dans la vie, il y a les erreurs que nous payons mais il y a aussi l'inévitable. L'inévitable, ce sont les épreuves les plus douloureuses qui nous font perdre la foi et nous éloignent de Dieu. Oui, parfois, il nous faut apprendre à marcher seul, à renoncer aux idées préconçues, à construire nos propres certitudes, à nous attribuer un nouveau nom qui donne un sens à notre vie. Enseigner, c'est montrer ce qui est possible. Apprendre, c'est rendre possible à soi-même. La quête du bonheur, c'est être capable de réaliser son unité avec Dieu. Or, nombre de personnes sont incapables de le faire parce qu'elles ne savent pas vraiment qui est Dieu.
Il regarda avec amertume le trouble qu'avait suscité en elle la notion de Dieu…
Extrait de la nouvelle L’épreuve du miroir.
Posté le 05/04/2009 à 12:00 par ndahfranc

J’ai bien aimé votre analyse parce qu’elle ne tranche pas ou très peu en tout cas, avec les analyses politiciennes des politiciens mythomanes qui, pour conserver leur pouvoir acquis bien souvent au prix du sang du peuple, nous gavent d’intrigues surréalistes et de réflexions anachroniques pour nous maintenir sous leur domination.
En effet, en vous lisant, on a le sentiment que la Révolution africaine que vous appelez de tous vos vœux doit se faire dans l’irrespect de la personne humaine et des droits de l’homme. En voulant établir à tout prix une relation antagoniste entre l’Afrique et l’Occident, vous tombez inconsciemment dans le piège de ces bandits qui s’allient au diable et qui jouent les tribus assiégées dès qu’ils sont pris en faute par leurs amis d’hier. Leur première arme de défense, c’est de jouer sur la fibre nationaliste de leur peuple pour s’assurer une certaine immunité. C’est malsain et franchement irresponsable. Ce qui se déroule sous nos yeux, n’est rien d’autre qu’un règlement de comptes entre bandits que divise le partage du butin. C’est vrai que les intentions qui sous-tendent les actes posés par le TPI et la CPI à l’encontre des dirigeants africains paraissent bien souvent suspectes mais nous ne devons pas pour autant perdre de vue le nombre impressionnant des forfaitures de ces dirigeants-là. La première prise de conscience qui doit être nôtre, c’est une vigilance de tous les instants qui ne doit pas nous faire crier au loup chaque fois qu’on reproche à des dirigeants africains des crimes graves. Car bien souvent et fort malheureusement, leur complicité est avérée. Alors, faut-il, au nom d’une quelconque révolution, passer sous silence ces crimes graves ?
Le rôle de la jeunesse africaine en général et ivoirienne en particulier aujourd’hui, c’est de faire sa mue afin de prendre en main son destin, au moment où la crise financière mondiale est en train de dessiner une nouvelle carte politique et économique. Elle ne doit plus se contenter de brandir des clichés impérialistes pour masquer son ignorance et son incompétence. Pour cela, il lui faut se départir des antivaleurs que leurs aînés ont malheureusement érigées en vertus. Vous citez avec fierté le rôle ô combien salvateur de la galaxie patriotique (ce que je vous concède) dans la crise de novembre 2004 en Côte d’Ivoire, mais ce que vous oubliez de dire, c’est que l’essai qu’on était en droit d’attendre n’a pas été transformé. Le comportement de nos héros d’hier n’est en rien différent de ce que nous ont servi leurs aînés jusqu’ici. Ce qu’il nous est donné d’entendre et de constater à leur sujet est franchement désolant. Si nous voulons donner une vraie chance à l’Afrique de décoller, il nous faut apprendre à cultiver l’excellence et non la médiocrité. Aujourd’hui en Côte d’Ivoire, que constate-t-on ? Un groupuscule qui s’enrichit à une vitesse exponentielle et une majorité qui croupit dans les geôles de la misère ; les médiocres qui réussissent à tous les concours tandis que les méritants sont exclus de la course. C’est peut-être une caricature excessive, mais c’est cela qu’il faut changer : remettre les choses à l’endroit. Rappeler à tous et à chacun que le vrai patriote, c’est celui qui se bat pour sa patrie par amour et non par calcul. Autrement la patrie sera en danger chaque fois que l’ennemi à combattre aura d’énormes moyens financiers. Evitons de vendre nos consciences au plus offrant, et notre continent ne s’en portera que mieux.
Merci de votre attention.
Posté le 05/04/2009 à 12:00 par ndahfranc

GUEI FIAVI, un ami de longue date, m'a fait parvenir une contribution que je partage avec vous. Puissiez vous réagir si le sujet vous intéresse.
Le sujet du débat de ce jour 31 mars 2009 sur les antennes de RFI me donne l’occasion de vous confier mon analyse relative au mandat d’arrêt international lancé contre le Président BECHIR du SOUDAN. Vous excuserez de peu cette contribution tardive qui ne respecte pas le canal auquel vos nombreux auditeurs sont habitués.
Les nombreux voyages du Président BECHIR ne procèdent ni d’une provocation ni d’une fuite en avant. Ils sont plutôt la manifestation de la volonté des dirigeants des pays du sud-mytomanes ou démiurges fussent-ils- de tourner définitivement la page des rapports occident/Afrique empreints de condescendance de la part de tous ces racistes, fils de colons qui plastronnent dans les arcannes des institutions internationales.
OCAMPO, et ses pairs ne se rendent-ils pas compte que le monde a évolué ! Les métropoles n’existent désormais que dans leur imaginaire suranné ! En effet, là où leurs aïeux qui ont mis pied en Afrique, pour la plupart des aventuriers ou de grands criminels bannis, ont cultivé le complexe de la supériorité raciale pour asservir, émasculer les sociétés africaines, la vitesse des NTIC a mis à nu les incohérences et les turpitudes de ces esprits confusément débiles qui veulent à la fois une chose et son contraire. Si non comment comprendre que Georges BUSH (père et fils) ôtent impunément la vie aussi bien à des milliers de jeunes Américains (GIS) qu’au paisible peuple d’IRAK et qu’ils se retranchent tranquillement dans leurs ranchs au nez et à la barbe des OCAMPO et consorts ! Comment OCAMPO explique-t-il que Jacques CHIRAC vit une retraite dorée en France sans être inquiété du massacre de jeunes Ivoiriens aux mains nues devant l’Hôtel Ivoire un matin de Novembre 2004 ! Où étaient-ils pendant ce temps, tous ces OCAMPO et autres fonctionnaires du TPI ou de la CPI nombrilistes à souhait dont la légitimité procède en réalité de la logique impérialiste et qui ne donnent subitement de la voix que lorsqu’il s’agit des dirigeants du Sud. Les vrais commanditaires du génocide rwandais courent toujours l’Europe, peut-être même les villes dans lesquelles le Sieur OCAMPO séjourne.
Si OCAMPO est si attaché à la justice pourquoi ne convoque-t-il pas devant les juridictions dont il est le héraut toutes ces grandes familles européennes et Etats esclavagistes qui ont bâti leur fortune et notoriété sur trois siècles de crimes ? OCAMPO Invoque-t-il un seul instant la question des moyens, que nous lui répondons faux et lui opposons les discours de ses fieux européocentristes d’ancêtres.
Par ailleurs, le Droit positif, dit-on, procède de la volonté populaire. Dans le cas du SOUDAN, au nom de quel peuple OCAMPO pense-t-il qu’il agit, de ses parents aux yeux bleus ou de ces pauvres habitants du Darfour que la haine et la cupidité vorace de certains dirigeants occidentaux ont contribué à mettre en conflit ? Que fallait-il en réalité pour prévenir les nombreux massacres perpétrés sur cette bande de terre à cheval sur le Tchad et le Soudan. Peut-être le 1/3 des moyens généralement mobilisés pour une mission exploratrice sur la planète Mars !
Mon cher JUAN, c’est triste ! Mais c’est cela la réalité !
Pendant qu’à l’est de la RDC, femmes et enfants meurent des séquelles de viol utilisé désormais comme arme de guerre, SARKOZY, au pas de course cherche à exploiter l’uranium pour le compte des Français. Il obtient aussi pour AREVA au Niger sous un terme artificieux l’exploitation de la deuxième plus grande mine d’uranium au monde dans une région en proie à une rébellion dont la France pourrait venir à bout, si elle le décide, en moins de 72 heures !
Les Africains comprennent de plus en plus que leur salut ne viendra que d’eux-mêmes. La mue s’opère au sein de la jeunesse consciente. Le COJEP en est une illustration en Côte d’Ivoire. Il est aussi temps que cette mue s’opère chez nos amis de l’occident qui ont du mal à se départir des réflexions et autres actes criminels qui mettent l’Humanité en retard.
Salut et à bientôt !
GUEI FIAVI 05746201/20320331
Posté le 04/04/2009 à 12:00 par ndahfranc
Ce texte m'a été envoyé par le Club-positif. Je l'ai trouvé tellement beau et tellement riche que je n'ai pas pu résister à l'envie de le partager avec vous.
Quand les premiers hommes erraient encore sur la terre, forcés de conduire leurs troupeaux là où s'étendaient les plus riches pâturages, un des fils de Japhet s'était endormi dans la solitude, près de ses brebis. Or, il fit un rêve, que voici:
Il lui sembla qu'il se trouvait sur une haute montagne, d'où il apercevait au loin les tentes de sa tribu et celles de beaucoup d'autres tribus amies. A cette vue, son coeur bondit de joie; il tendit les bras vers les tentes et éleva la
voix pour appeler ses parentes et ses soeurs; mais la distance ne lui permettait ni d'entendre, ni d'être entendu.
Il s'adressa en vain aux nuages pour le transporter jusqu'à ses frères, aux oiseaux pour lui prêter leurs ailes, au vent pour transmettre ses paroles: le vent, les oiseaux et les nuages passèrent sans l'écouter.
Les yeux du pasteur se remplirent de larmes; il cria au Dieu de ses pères:
- "Etre tout puissant! Affranchis-moi de l'espace et du temps! Fais que, dans ma solitude, je puisse parler aux autres hommes, entendre ce qu'ils pensent maintenant et ce qu'ils ont pensé autrefois!"
Alors un ange descendit, et, lui remettant une tablette sur laquelle étaient tracés quelques signes, il lui dit:
"Apprends d'abord à reconnaître ces caractères, puis à les imiter, ton souhait sera accompli."
C'était l'alphabet que cet Etre Suprême donnait au genre humain, et avec lui les 2 arts les plus utiles à ses progrès et à son bonheur, la lecture et l'écriture!
Grâce à eux, en effet, qu'importent la solitude et l'éloignement?
L'HOMME QUI SAIT LIRE DIALOGUE AVEC LES ABSENTS.
Il reçoit leurs confidences, il entend leurs assurances d'affection, il sait ce qu'ils font, ce qu'ils pensent, ce qu'ils désirent.
Le papier qu'il reçoit, couvert de signes qu'ils ont tracés, est pareil à ces talismans qui pouvaient, dit-on, évoquer les amis é1oignés, les montrer à nos yeux dans leurs sentiments et leurs occupations.
Sans la lecture, les absents seraient comme des morts, car on cesserait de savoir où ils sont, ce dont ils s'occupent, s'ils se souviennent encore, et si nous continuons à leur être chers.
Otez ces entretiens écrits qui ravivent la mémoire et raniment le coeur et la plupart des liens seraient rompus par l'éloignement.
L'HOMME QUI SAIT LIRE EST EN COMMUNICATION NON SEULEMENT AVEC SES AMIS ; MAIS AVEC TOUT L'UNIVERS!
La terre ne finit pas pour lui à l'étroit espace que peut embrasser son regard; il participe à la vie commune; il n'y a plus d'étrangers à ses yeux, car il sait l'histoire de toutes les nations; plus de contrées inconnues, car les livres lui ont montré le monde comme dans un miroir.
L'HOMME QUI SAIT LIRE CONVERSE MEME AVEC LES MORTS.
Penché sur les écrits auxquels ils ont confié leurs pensées, il lui semble que les paroles des grands hommes s'élèvent des pages muettes jusqu'à son esprit.
Il reçoit les leçons de tous ces génies semés sur la route du temps comme les étoiles sur la route de notre globe; il profite de leur expérience, il ajoute leurs réflexions à ses réflexions.
Il devient le légataire universel de l'héritage de sagesse laissé par les siècles qui l'ont précédé.
L'HOMME QUI SAIT LIRE PEUT TOUT APPRENDRE.
L'enseignement lui arrive directement sans passer par la bouche du maître; les livres sont pour lui des écoles toujours ouvertes.
L'HOMME QUI SAIT LIRE NE CONNAIT PAS L'ENNUI
Il a à sa disposition tout ce qui peut éveiller la curiosité, intéresser l'esprit, émouvoir l'imagination.
Veut-il voyager au loin, entendre les récits des désastres ou des triomphes de son pays, écouter les inspirations des poètes, assister aux merveilleuses découvertes des savants, suivre les aventures romanesques de quelque
héros imaginaire, la lecture, comme une fée complaisante, l'emporte où il veut aller!
Souverain tout-puissant, sa cour est formée des plus grandes intelligences que la terre ait vues naître et qui, esclaves de son plaisir, se taisent où élèvent la voix selon sa fantaisie.
ENFIN L'HOMME QUI SAIT LIRE SEMBLE MULTIPLIER SES FACULTES ET AGRANDIR SA NATURE.
Il est 1.000 fonctions qui ne peuvent être confiées qu'à lui seul. Il a un sens de plus que l'ignorant; il appartient, pour ainsi dire, à un rang plus élevé dans l'ordre des êtres.
Il peut développer l'utilisation de son potentiel jusqu'à atteindre les limites de ses rêves les plus fous.
Il peut connaître le succès, la fortune, le bonheur, tout ce qu'il veut atteindre devient à sa portée.
Pour tout cela, il lui suffit de LIRE un peu chaque jour, et de bien choisir ses lectures.
-o0o-
Et vous, ami lecteur, utilisez-vous pleinement le merveilleux pouvoir de lire qui vous a été donné?
Posté le 29/03/2009 à 12:00 par ndahfranc
I- HISTORIQUE :
L’édition en Côte d’Ivoire commence en 1960, avec l’accession du pays à la souveraineté nationale.
La première maison d’édition, CEDA est située, dès sa création, au « 60 logements » du Plateau, l’un des plus beaux immeubles de l’époque. En réalité, CEDA, Centre d’Edition et de Diffusion Africaines, jouait un rôle de représentant : il distribuait effectivement des ouvrages scolaires pour la plupart, édités par Hatier et Didier, ses principaux actionnaires français.
Parallèlement à cette structure, INADES-EDITION voit le jour en 1960 également, à l’initiative des Pères jésuites pour promouvoir essentiellement des ouvrages pratiques en rapport avec le développement économique et social. Cependant, très rapidement, INADES-EDITION va aller plus loin en publiant des ouvrages d’enquête sur la jeunesse, la femme et la spiritualité.
Avec la création des Nouvelles Editions Africaines (NEA) en 1972, l’édition ivoirienne va connaître un grand essor. Société multinationale, les Nouvelles Editions Africaines ont été créées à l’initiative du Président Léopold Sédard Senghor, Président de la République du Sénégal à l’époque, et membre de l’Académie Française depuis 1983. Le siège de NEA se trouve à Dakar. Deux bureaux sont ouverts à Abidjan et à Lomé. Le bureau d’Abidjan va se développer très rapidement à la faveur de la réalisation de tous les ouvrages de l’enseignement primaire que le Gouvernement ivoirien lui confie à partir de 1980. Des millions d’exemplaires seront produits avec l’appui technique et financier d’EDICEF, l’un des cinq actionnaires des NEA, avec Armand Colin, Nathan, Seuil et Présence Africaine. Grâce à l’activité scolaire, les NEA vont se lancer dans l’édition de nombreux ouvrages de littérature : roman, littérature enfantine, beaux livres, essais, encyclopédies, etc.
En 1982, l’Etat ivoirien, actionnaire dans les deux sociétés, CEDA et NEA, procède à un partage équitable des nouveaux ouvrages du primaire avec la Collection Ecole et Développement. La concurrence qui va s’instaurer entre ces deux structures impulsera une nouvelle dynamique à l’édition, transformant considérablement le paysage littéraire. On voit de nombreuses émissions de littérature à la radio et à la télé, des pages littéraires dans les quotidiens et les hebdomadaires. On assiste à de nombreuses expositions de livres, à des dédicaces d’ouvrages…
En 1988, les Nouvelles Editions Africaines sont dissoutes. La totalité des éléments d’actif et de passif de NEA-Abidjan est repris par l’Etat de Côte d’Ivoire. En vue d’assurer la liquidation de cette structure, l’Etat ivoirien crée par arrêté ministériel 88/MEF/ME du 13 avril 1989 le Bureau Ivoirien des Nouvelles Editions Africaines (BINEA). En 1990, l’Etat privatise BINEA. De cette privatisation vont naître, le 26 novembre 1992, Les Nouvelles Editions Ivoiriennes, avec la participation d’EDICEF (filiale du groupe Hachette) qui détient 29% du capital.
En dehors des trois maisons décrites ci-dessus, certaines structures éditoriales plus ou moins modestes se sont installées qui se caractérisaient au départ par la faiblesse de leurs tirages et du nombre de titres publiés par an, avec une prédilection pour les ouvrages publiés à compte d’auteur. Parmi ces maisons, on peut citer le PUSAF (ouvrages universitaires), PETIE FLEUR (dont la vocation première était la publication de livres pour enfants) qui deviendra plus tard PASSERELLE, EDILIS devenu depuis le troisième grand éditeur ivoirien, NETER porté plutôt vers la coédition, les Editions BOGNINI, du nom de son fondateur écrivain et fonctionnaire à la retraite, PUCI, la toute dernière née aux grandes ambitions.
En 1999 et 2000, CEDA et NEI sont cotés en bourse. On compte parmi leurs actionnaires, EDICEF, Hatier, des éditeurs canadiens, belges et africains ainsi que des personnes privées africaines.
II- L’EDITION AUJOURD’HUI :
Tous les éditeurs ivoiriens sont membres de l’ASSEDI (Association des Editeurs Ivoiriens).
1- Liste des éditeurs ivoiriens
CEDA
NETER
EDILIS
AKOHI
BOGNINI
NEI
PUSAF
PUCI
UNIVERS EDITION
2- Edition à compte d’auteur
Quelques auteurs en Côte d’Ivoire publient leurs ouvrages à compte d’auteur. Les livres ainsi publiés souffrent pour la plupart d’une mauvaise distribution. Les avantages indéniables de ce mode d’édition est la certitude pour l’auteur de voir son œuvre publiée.
III- LES ATOUTS DE L’EDITION IVOIRIENNE
L’édition ivoirienne bénéficie de nombreux atouts. Nous en citerons quelques-uns.
1- Economie
La Côte d’Ivoire est un pays prospère. Remarquable en raison de son dynamisme et de l’essor de son marché, elle demeure un pays essentiel dans la sous-région.
2- Education
Le taux de scolarisation élevé est l’un des plus forts d’Afrique noire avec 74% des différentes classes d’âge.
3- Ecrivains
Si la Côte d’Ivoire est très connue pour son café et son cacao, elle possède aussi une grande richesse intellectuelle et culturelle. Le pays a donné à l’Afrique des écrivains qu’on peut classer parmi les plus célèbres et les plus talentueux. Le nombre de prix littéraires est l’un des plus élevés du continent. Citons au passage : Ahmadou Kourouma, Bernard B. Dadié, Jean-Marie Adiaffi, Bandaman Kouakou Maurice, Kitia Touré, Fatou Kéita, Tanella Boni, Véronique Tadjo, Aké Loba, Niangoran Bouah Georges, Amon d’Aby, Zady Zaourou…
4- Illustrateurs
La littérature enfantine ivoirienne connaît un très grand succès dû non seulement à des auteurs hors pair, mais aussi à des illustrateurs de talent dont la notoriété dépasse largement les frontières du pays. On peut citer ici Annick Assemian, Claire Mobio, Benjamin Kouadio, Alassane Zohoré, Abraham Niamien…
5- Composition et mise en page
Les studios Zohoré et JAV se distinguent particulièrement. Cette dernière structure est devenue un véritable consultant pour les écrivains qui publient à compte d’auteur.
6- Photogravure
Quatre grandes entreprises se dégagent du lot. Ce sont Résoscan, BAT, Magenta et Graphicolor. Elles possèdent les équipements les plus modernes et les plus performants existant.
7- Imprimerie
La qualité d’un livre se juge en grande partie par le travail technique effectué. En Côte d’Ivoire, de grands imprimeurs travaillent régulièrement pour le livre. On peut citer pêle-mêle : Sii, Rotoci, Unipaci, Safica, Imprimsud, 3i. Plus de 7 millions de livres sont imprimés annuellement sur les presses de ces imprimeurs locaux.
8- Promotion
Elle s’articule autour de cinq pôles :
Presse : le nombre très important de journaux favorise la promotion des livres. Chaque quotidien, chaque hebdomadaire a une page « culture ». La Côte d’Ivoire est l’un des rares pays d’Afrique où les journalistes font de la critique littéraire à travers des pages spécialisées.
Radio et télévision : il existe de nombreuses émissions sur la culture, en général, et le livre, en particulier.
Expositions : rares sont les foires et expositions qui se déroulent chaque année sur le territoire ivoirien sans un volet « livres ».
Dédicaces : c’est l’une des grandes particularités de l’édition ivoirienne. Chaque sortie de livre est accompagnée d’une signature ou dédicace souvent présidée par une personnalité politique. A cette occasion, les éditeurs engagent des actions publicitaires. Au niveau de la littérature enfantine : les auteurs se rendent dans les écoles pour rencontrer les enfants et leurs parents.
Bibliothèques : presque toutes les grandes communes du pays ont des bibliothèques. Celle de la municipalité d’Abidjan compte à elle seule des milliers de livres et des millions de lecteurs.
9- Distribution
A Abidjan et à l’intérieur du pays, la Côte d’Ivoire dispose d’un réseau de libraires organisé et performant. On peut citer la Librairie de France (avec des succursales dans de nombreux quartiers d’Abidjan et les principales villes de province) ; Les Nouvelles Librairies de Côte d’Ivoire (à Bouaké et à Yamoussoukro) ; la Librairie du Parc ; La Librairie Carrefour ; la Librairie Sodya, etc. Toutes ces librairies vendent le livre toute l’année. En outre, le pays compte plusieurs grands distributeurs de livres que sont EDIPRESSE, SALIPACI, CNCI et TCR. Grâce à leur efficacité, un livre mis en vente à Abidjan le matin peut être disponible aux quatre coins du pays en deux, trois ou quatre jours.
ConclusionC’est à travers l’épanouissement de la culture ivoirienne sous toutes ses formes, transmise par le livre, et par l’utilisation des techniques évolutives de communication entre les hommes, que l’économie ivoirienne en croissance trouvera la place qui lui revient dans l’économie mondiale. Le livre et tous les actes qui concourent à en faire un produit essentiel à l’Education et à la Culture de l’écrit reste, économiquement et culturellement un gage de vitalité et de force pour « l’éléphant d’Afrique ».
Rezo-Ivoire.net/littérature
NB: Vous constaterez que ces informations datent un peu et ont besoin d'être quelque peu réactualisées. (ndahfranc)
Posté le 19/02/2009 à 12:00 par ndahfranc

Vous ne connaîtrez l’Amour que lorsque vous aurez goûté à son mortel venin.
Il vous fera croire à une fantastique odyssée
Mais vous fera échouer sur la première île infestée de cannibales et de vampires insatiables.
Ne vous laissez jamais séduire par le son de sa voix
Car derrière son air candide et attentionné
Se cache une pieuvre mugissante et impitoyable.
Si quelqu’un vous dit qu’il a vu l’Amour raconter un conte de fée,
Dites-lui que sa crédulité d’enfant innocent causera sa perte.
S’il vous dit que le premier fils de l’Amour s’appelle Plaisir,
Rappelez-lui aussi que le second a pour nom Amertume et le troisième, Désillusion.
L’Amour est un Loup dissimulé sous une peau de Brebis.
Si vous ne faites pas attention à son cri,
C’est de ses dents acérées qu’il dévorera vos rêves.
Le Maître dit :
« A dix-huit ans, l’Amour est un doux rêve que l’Homme porte dans son cœur immaculé ;
A vingt-cinq ans, l’Homme part à la conquête de l’Amour, dans un voyage insensé, qui le conduit au bout du monde ;
A quarante-cinq ans, si vous n’avez pas encore rencontré l’Amour, c’est que vous l’avez dépassé sans le reconnaître. »
Alors, ne faites surtout pas un geste,
Elle risquerait de s’envoler, la colombe au plumage de feu.
Laissez-la venir jusqu’à vous
Et vous aurez le privilège de goûter aux fruits doux-amers qu’elle tient dans son bec d’acier.
Posté le 16/02/2009 à 12:00 par ndahfranc

Ma dernière production littéraire s’intitule Cicatrice d’amour et vient de paraître dans la célèbre collection sentimentale Adoras des éditions NEI / CEDA qui l’ont offerte à leurs lecteurs à la faveur de la Saint Valentin.
Pour le sujet, sachez que cette œuvre que vous prendrez beaucoup de plaisir à lire relate une histoire d’amour hors du commun. En effet, Marina est non voyante mais sa grande beauté vient d’avoir raison de Nokan, jeune étudiant fréquentant le même établissement qu’elle. Mais les moqueries, les pleurs et les trahisons sont peu de choses devant le drame qui vient brutalement mettre fin à cette idylle…
Nokan sombre alors dans la dépression et ne trouve son salut que dans l’écriture. Seulement voilà, sept ans après avoir perdu Marina, il fait une étrange découverte : la responsable Marketing des Horizons Editions ressemble trait pour trait à son amour perdu ; et plus surprenant, toutes les deux portent le même nom. Serait-ce alors la même personne ? Si oui, comment a-t-elle fait pour recouvrer la vue ? Maintenant qu’elle peut le voir tel qu’il est, l’aimerait-elle comme avant ? Serait-elle prête à lui pardonner sa trahison et à lui donner une seconde chance ?
Une pléthore de questions qui tourbillonnent dans l’esprit de Nokan et qui sont autant d’intrigues à dénouer…
Extrait :
Ce matin-là, c’est en sursaut que Nokan prit contact avec la réalité. De violents coups portés à la porte de sa chambre l’avaient tiré de cette léthargie dans laquelle il avait sombré après sa folle nuit avec Marina.
- Nokan ! Nokan ! Marina vient de se faire renverser par une voiture !
Quelle puissance froide que celle dont les mots sont empreints.
Nokan prit juste le temps d’enfiler une chemise et un pantalon et le voici courant comme un forcené vers le lieu de l’accident.
Quand il vit Marina gisant inanimée au milieu de la chaussée, dans une mare de sang, il hurla comme une bête en agonie. Il voulut se précipiter sur elle, mais il en fut empêché car, juste à ce moment, l’ambulance des sapeurs pompiers arriva.
On l’autorisa néanmoins à accompagner l’accidentée jusqu’à la clinique.
Pendant que le véhicule roulait à vive allure vers la clinique, Nokan était englué dans le sable mouvant de ses pensées. « Mon Dieu ! fais qu’elle ne meure pas, je t’en supplie ! » sanglotait-il.
Pris d’une peur panique, il se sentait impuissant face à l’incertitude de l’avenir. La réalité lui apparaissait soudain dans toute sa cruauté et sa laideur. La culpabilité le rongeait comme un cancer.
Marina ? Non, il ne supporterait pas de la perdre ; il en mourrait. Il passa sa main sur son front moite de sueur tout en poussant un soupir de détresse et de désespoir.
Son père ! A la seule évocation de ce mot, Nokan était encore plus désespéré, plus meurtri. Supporterait-il la mort de sa fille unique ?
Enfin l’hôpital ! Cet endroit où la vie cherche constamment à se défaire des griffes souillées de la mort.
Dès leur arrivée, les médecins se précipitèrent sur Marina et la conduisirent aussitôt aux urgences.
Dans la salle d’attente, Nokan priait tous les dieux du ciel et de la terre, afin qu’ils épargnassent la vie de son amie. Mais, étaient-ils disposés à écouter ses prières ?
Nokan attendait, nerveux et impatient, les premiers mots qui le rassureraient et lui redonneraient confiance. Pourtant, comme si les mots s’étaient rebellés, personne ne voulait prendre le risque de les prononcer.
Et le cœur de Nokan s’usait au contact douloureux du silence. Il avait le sentiment que chaque seconde qui passait le précipitait inéluctablement vers la démence.
Après une éternité d’attente, un médecin s’avança enfin vers lui.
- C’est vous qui avez accompagné la jeune fille accidentée ?
Une décharge traversa son cœur.
- Oui, oui, docteur, lâcha-t-il, dans un souffle saccadé. Va-t-elle s’en sortir ?
- Vous êtes de sa famille ?
- Non, docteur.
- Joignez rapidement un membre de sa famille ; elle est dans le coma !
N’Dah François d’Assise, Cicatrice d’amour.
Posté le 16/02/2009 à 12:00 par ndahfranc
Amis écrivains confirmés et écrivains débutants, la collection Adoras des éditions NEI/CEDA vous invitent à participer à deux concours littéraires.
PREMIER CONCOURS : LES PLUS BELLES LETTRES D’AMOUR
4 thèmes au choix
1er thème :
Vous sentez que votre conjoint(e) est contrarié(e) par votre meilleur(e) ami(e) et vous n’arrivez plus à garder le silence. Vous décidez alors de lui parler et de lui faire part de vos inquiétudes à travers une lettre d’amour.
2ème thème :
Vous êtes à deux jours de votre mariage avec l’élu(e) de votre cœur que vous aimez follement. A travers une lettre d’amour, vous lui renouvelez votre flamme, vos espoirs et vos appréhensions aussi…
3ème thème :
Votre compagnon que vous aimez a un penchant sévère pour l’alcool. Il vous fait honte en public et se contrôle de moins en moins. A travers une lettre d’amour, vous lui lancez un S.O.S pour sauver votre relation ou votre foyer.
4ème thème :
Elle vous a quitté pour un homme plus âgé et plus riche. Vous n’arrivez pas à l’oublier et lui envoyez une lettre d’amour car peut-être n’est-il pas trop tard ?
Les 15 meilleures lettres seront primées et éditées dans un spécial Adoras Saint-Valentin 2010.
DEUXIEME CONCOURS : INTIMES CONFIDENCES
6 THEMES AU CHOIX
1er thème :
Ma femme est d’une jalousie maladive qui détériore l’harmonie de notre foyer. Elle ne supporte pas les regards des femmes sur moi. Avez-vous déjà vécu cette situation ? Comment faire pour la guérir de ce sentiment qui nous empoisonne ?
2ème thème :
Cinq ans de mariage et un magnifique enfant de quatre ans ont suffi pour que mon épouse change. Elle s’est laissée grossir et ne fait aucun effort pour devenir la femme coquette qui m’a séduit. Mes remarques la laissent insensible. Avez-vous déjà vécu cette situation ? Comment avez-vous pu retrouver celle que vous avez aimée ?
3ème thème :
Je ne supporte plus mon foyer depuis que j’ai rencontrée celle qui est devenue ma maîtresse et dont je suis fou amoureux. Le problème est que cette dernière veut que je quitte ma femme pour elle. J’hésite car j’ai trois enfants et je tiens encore à mon épouse. Aidez-moi car ma vie devient un enfer. Que faire ?
4ème thème :
Mon mari a une autre femme dans sa vie. Je deviens invisible à ses yeux et il n’éprouve plus aucun désir pour moi. Je suis si malheureuse ! Que faire pour reconquérir mon mari ?
5ème thème :
Mon époux me bat pour un rien et demande pardon par la suite. Je l’aime et j’ai du mal à le quitter. Que faire ?
6ème thème :
Lors d’un anniversaire, j’ai fait la rencontre d’un homme dont je suis follement tombée amoureuse. On se voit très souvent en secret. Je suis mariée. J’ai trois enfants et mon mari m’aime. Je tiens à mon foyer mais je ne peux envisager de vivre sans mon amant. Avez-vous vécu pareille situation ? Comment avez-vous surmonté ce problème ? Aidez-moi, je n’en peux plus !
Les 15 meilleures lettres seront primées et éditées dans un spécial Adoras Saint-Valentin 2010.
Les lettres devront avoir au maximum 5 pages dactylographiées.
Ouverture des deux concours : le 13 février 2009
Clôture : le 11 juillet 2009.
Les lettres seront adressées à l’adresse suivante ou les déposer personnellement au service courrier des NEI/CEDA.
NEI/CEDA
01 BP 1818 Abidjan 01
Tél. : (225) 21-21-64-70
Fax : (225) 21-21-64-86
E-mail : edition@nei-ci.com
Adoras, quand la lecture devient passion…
Posté le 01/02/2009 à 12:00 par ndahfranc
En parcourant la presse ce matin, j'ai découvert un article de la célèbre journaliste ivoirienne Agnès Kraidy, rendant Hommage à kassoum Coulibaly, un éminent homme d'affaires, arraché récemment à l'affection des siens. Ses mots ont éveillé une telle sensation de plénitude dans mon âme que je n'ai pas hésité un seul instant à vous les faire partager. Jugez-en vous-même!
Option :Traces d’une vie
Vivre, c’est parcourir la vie; c’est comme marcher sur du sable. On y laisse forcément des traces. Certaines s’effacent, dès le premier souffle du vent. D’autres, plus profondes, s’incrustent et demeurent dans la mémoire de ceux qui restent. Nous pensons que celles laissées par Kassoum Coulibaly resteront longtemps gravées dans nos souvenirs. Mieux, dans notre quotidien. Certes, l’homme est parti. Définitivement. Mais il restera présent, parce qu’il a su marquer son passage ici-bas.
Vivre, ce n’est pas ne pas mourir; c’est mourir en restant… vivant. A travers ses actes, à travers ses actions, à travers ses réalisations.
Vivre, ce n’est pas forcément rester longtemps vivant, c’est mourir sans… mourir. C’est partir tout en… restant. C’est cela la marque des grands hommes et des hommes grands.
Sa vie, il l’a tracée dans le sillage du travail. Sans jamais rechigner à la tâche, il a clairement dessiné les contours de son existence; et est resté actif jusqu’à ses derniers jours sur la terre.
Notre vie n’a de sens que si nous lui donnons le sens de la vie, si nous nous engageons, résolument, dans les sillons du futur. Tout en vivant comme si demain, c’est aujourd’hui. Vivre au présent. Tout en nous projetant dans un… demain toujours… présent. Cette quête d’éternité permet à ceux qui s’y consacrent de s’inscrire dans le grand, dans l’inoubliable. Cette exigence de pérennité des grands hommes n’est que l’expression de leur rapport à l’Histoire. Et au temps qui s’écoule.
Pas après pas. Marche après marche. Palier après palier, il a gravi l’échelle de la vie par un engagement qui devrait nous inspirer. Kassoum Coulibaly nous lègue un héritage hautement plus enrichissant que la fortune qu’il laisse à ses ayants droit : la passion du travail, le rêve de grandeur.
En lui, nombreux sont ceux qui ne voyaient que le symbole de la réussite sociale. N’allant à sa rencontre que pour le découvrir dans sa richesse matérielle. Cet homme qui s’en est allé était fortuné, certes, mais les traces qu’il nous laisse sont autant de sillons à emprunter.
par
Agnès Kraidy