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slt j ss hind une femme marocaine j 20ans bon l'age pr moi k des chiffres ds la vie et l'amour na ps un certai...
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vraiment c'est un texte géniale pour la prière...
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moi jai besoin de lire tout les chapitres svp...
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sincere felicitation pour ce roman qui nous montre que mem les handicapé sontdes etre normal qui merite eux au...
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félicitation pour cette histoire...
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Date de création : 15.11.2007
Dernière mise à jour : 30.10.2009
151 articles


QUAND MON ÂME SE MEURT...

Publié le 09/12/2008 à 12:00 par ndahfranc
La vie m’a dit qu’elle m’aimait profondément
Pourtant, son baiser était aussi violent qu’un ouragan déchaîné.
Alors même qu’il s’était juré d’avoir ma peau
Le destin m’avait construit une tour d’ivoire
Où je n’avais pour seuls serviteurs que des anges dévoués.

Dans les profondeurs abyssales de mon être
Je n’ai pas su faire germer l’or qui y dormait
Attendant d’être récolté à la bonne saison.

Sur les immondices de paroles en putréfaction
Un monde pouilleux de bestioles répugnantes se réclamant de moi a élu domicile.
Leurs cris ne cessent de me hanter jour et nuit, dans une cacophonie inextricable.
Seuls des fous pourraient survivre dans ce paradis infernal
Où tous les hommes se prennent pour des illuminés.

Quand les portes de l’Enfer s’ouvriront enfin
Tous se mordront les doigts pour n’avoir désiré que le Paradis.
Si le sourire de la vie devient trop irrésistible,
C’est pour t’attirer dans la mer de larmes qui se trouve juste derrière elle.
Mais ne refuse jamais ses avances de femme impudique
Car si elle ne t’entraîne pas dans son lit de géhenne
Ton âme ne verra jamais les splendeurs du Jardin céleste
Où senteurs aromatiques et visions fleuries s’embrassent jalousement
Au cœur d’un jour qui n’a ni début ni fin.


MEA CULPA

Publié le 08/12/2008 à 12:00 par ndahfranc
Mon âme navigue à contre-courant
Bercée par des vents impétueux
Sur les flots mugissants de la Vie
Poète, j’ai tracé des vers monotones
Qui ont irrité le serpent endormi et enflammé la colère des dieux
L’or du Wagadu est devenu le cimetière des filles nubiles
Et le temple des cannibales affamés.

Sage, mes conseils ont apporté le chaos
Et le ciel enragé a versé sur les têtes innocentes
Des pluies de sables aussi chauds que les entrailles de la Terre.
Coupable, j’ai regardé avec une joyeuse tristesse, le fruit de la passion
Que j’ai consommé sans tenir compte des mises en garde du Maître serpent
Lui seul est détenteur du secret de la parole première
Lui seul connaît le nom secret de Dieu

Je n’ai pas le tempérament d’un séducteur
Et pourtant aucune femme ne résiste à mes paroles
A certaines, j’avais déclaré qu’elles avaient une beauté d’enfer
Et à d’autres une laideur d’anges
Chacune m’avait alors offert en retour un sourire de cristal dans un écrin en velours
Que j’ai dissimulé dans le coffre-fort de mon cœur fougueux
Les jours où le soleil se montre hostile
Et retrousse ses babines pour montrer ses longues dents crochues
J’ouvre le testament de mes défuntes amours
Pour y puiser la force qui m’avait lâché en chemin.

Je ne suis jamais arrivé à bon port parce que j’ai toujours eu peur de prendre le départ
Ma vie s’est désagrégée comme des cristaux de sables au contact du vent.
Le désert s’est engouffré dans mon âme avec une force herculéenne
Et la mort y a creusé des trous aussi profonds que des tombeaux.
J’ai imploré la Mort pour qu’elle m’ouvre son royaume
Mais elle a refusé mes avances
Me trouvant trop laid pour prendre place à bord de son magnifique navire.
Et aujourd’hui je erre comme un fou
En quête d’une vérité qui fuit à mon passage.
Parfois, juste un éclair traverse mon âme et y laisse un petit morceau de vérité
Incapable de satisfaire la terrible faim qui me broie les entrailles.

SAVOIR MANGER

Publié le 05/12/2008 à 12:00 par ndahfranc
La nourriture est le besoin le plus vital de l’homme. Le Maître nous en a d’ailleurs rappelé toute l’importance en ces termes : « L’homme ne vivra pas seulement de pain mais de toute parole qui sort de la bouche de l’Eternel. »
Nombre de personnes n’ont pas bien compris le sens de cette parole. C’est pourquoi, à mon humble niveau, je vais essayer de vous faire partager mon expérience personnelle.
Quand j’étais plus jeune, je me rappelle que mon père refusait de consommer la nourriture que ma mère préparait chaque fois que cette dernière était fâchée après lui ou était de mauvaise humeur. Il disait que ce n’était pas de la nourriture qu’elle préparait dans ces conditions-là, mais bien du poison. Aujourd’hui, je mesure avec frisson la portée de cette vérité.
Femme, quand vous préparez de la nourriture, faites-le quand vous êtes dans un état de pureté physique et spirituelle. Car, ce ne sont pas seulement des ingrédients que vous manipulez, mais bien plus, des sentiments, des émotions et des pensées. Les ingrédients physiques sont destinés au corps et les ingrédients spirituels à l’esprit. En mangeant donc des frites de pomme de terre ou du riz, vous consommez aussi sans le savoir, la joie, la peine, la tristesse, la douleur, l’amour, le désespoir… en somme, l’état d’âme du cuisinier ou de la cuisinière. C’est vrai qu’une prière avant de consommer toute nourriture peut en atténuer les effets mais combien de personnes respectent cette règle ? Si après avoir mangé votre plat préféré vous vous sentez mal, c’est que les ingrédients spirituels n’étaient pas de bonne qualité.
Sachez aussi que le moment du repas est un moment sacré. Une des règles de bienséance à laquelle mon père tenait beaucoup c’était d’éviter de parler pendant le repas. Je suppose que vous pensez que c’est pour éviter d’avaler une bouchée de travers ? Eh bien non ! Mon père disait que c’était un moment de communion entre le corps et l’esprit mais aussi entre l’Homme et Dieu. Entre l’Homme et Dieu parce que le premier montre au second qu’il prend bien soin des affaires qu’il lui a données pour accomplir sa mission terrestre et entre le corps et l’esprit parce que chaque fois que vous donnez à manger au corps physique vous en faites de même pour le corps spirituel. Ce sont donc les pensées que vous émettez pendant le repas qui nourrissent en premier lieu votre corps spirituel. Faites en sorte que ces pensées soient de bonne qualité. Evitez d’écouter des informations tristes ou violentes quand vous mangez, elles empoisonnent votre âme. Une chanson de louange, des versets sacrés en fond sonore embellissent au contraire votre âme. Mieux, à chaque bouchée, concentrez votre esprit sur un sentiment, une qualité que vous aimeriez acquérir ou une émotion que vous voudriez voir gouverner votre journée. Essayez de mettre en pratique ces règles et vous comprendrez ce qu’est l’Alchimie de la nourriture. Le Maître a coutume de plaisanter : « Dites-moi à quoi vous pensez pendant le petit déjeuner et je vous dirais à quoi ressemblera votre journée. » Il n’y a rien de magique dans tout cela, ce n’est rien de moins que la mise en œuvre des Lois cosmiques.

LA MESAVENTURE DU PERE NOËL

Publié le 03/12/2008 à 12:00 par ndahfranc
LA MESAVENTURE DU PERE NOËL
Bientôt les fêtes de Noël. Et pour montrer combien cet événement est important aussi bien pour les enfants d’Europe que ceux du continent africain, je viens de mettre sur le marché du livre grâce à Edilivre-Editions en France, une œuvre pour ados intitulé La mésaventure du Père Noël. Cette histoire qui intègre harmonieusement réalisme et fantastique, relate comment, suite à un accident qui a failli compromettre sa mission sur terre, le Père Noël a acquis le don d’être partout à la fois et cela grâce à Aya et Koffi, deux jeunes orphelins qui lui ont porté secours alors qu’il agonisait en pleine savane africaine.
L’intérêt de cette œuvre réside dans la rencontre de deux cultures (la culture européenne et africaine), de deux philosophies religieuses (le catholicisme et l’animisme) avec la rencontre du Père Noël et de Alenguê, le génie bienfaisant. C’est aussi et surtout l’affirmation d’un idéal universel fondé sur le brassage des cultures. En intégrant habilement des bribes d’histoires d’ici et d’ailleurs, je veux montrer aux plus jeunes à qui cette œuvre est destinée, la voie à suivre pour construire la fraternité d’aujourd’hui et de demain.

Extrait :
Arrivés au bord de la rivière, Koffi demanda à ses deux autres compagnons de l’attendre sous un arbre tout proche. Puis, il s’avança vers la berge.
– Alenguê ! Alenguê ! Alenguê !
Il invoqua le génie trois fois puis attendit.
Quelques minutes plus tard, l’eau commença à tourbillonner et à faire des bulles. Le cœur de la petite Aya battait à se rompre. Quant au Père Noël, il ne tenait plus en place. Tout à coup, une masse énorme surgit de l’eau. Aya poussa un cri tandis que le Père Noël tremblait comme une feuille. La masse commença à faire mouvement vers la berge sous l’œil attendri de Koffi. Puis, elle commença à sortir de l’eau.
Ah ! quel bel animal ! Ce crocodile était un des plus beaux spécimens de sa race. Il était énorme et mesurait environ dix mètres de long. Il avait une particularité, c’est que sur toute la longueur de son dos, étaient alignés des cauris d’une rare beauté qui étincelaient au moindre éclat du soleil. Des cauris plus gros que ceux de son dos formaient une croix au milieu de sa tête. Il avait fière allure, ce génie ! Quand il fut totalement hors de l’eau, d’une voix rauque et caverneuse, il demanda :
– Est-ce vous qui m’avez fait appel ?
– Oui, grand génie, maître des eaux. Mes compagnons et moi sommes venus solliciter ton aide.
La voix de Koffi ne souffrait pas la peur. Le génie poursuivit :
– En quoi puis-je vous être utile ?
Koffi lui expliqua alors dans les détails, les péripéties de leur mésaventure. Le génie se laissa toucher par leur pathétique histoire et décida alors de les aider…

"La mésaventure du Père Noël", François d’Assise N’DAH
Edilivre-Editions, Paris, 2008.

INTERVIEW

Publié le 01/12/2008 à 12:00 par ndahfranc
Le jeune et prolifique écrivain Ivoirien François d'Assise N'Dah, auteur de "Jusqu'au bout de l'enfer", "Sur les traces de l'amour", "La saison des amours perdues" et qui a publié récemment "Le retour de l'enfant soldat" a accepté avec beaucoup de courtoisie de répondre aux questions de "Expression Libre".
Nous le remercions pour son extrême gentillesse.

François d’Assise N’dah, comment êtes-vous venu à la littérature ?

Pour devenir écrivain, il faut commencer par être un bon lecteur. Suivre les personnages dans leurs différentes aventures, finit par vous lier à eux, dans une amitié des plus intimes. Devenu leur confident, vous ne pouvez plus vous dérober au devoir de l’amitié. C’est ce qui m’est arrivé depuis l’âge de quinze ans quand j’ai lu la quasi-totalité des œuvres de Jules Vernes. Une sorte de bouillonnement s’est alors emparé de moi pour ne plus jamais me lâcher. Ecrire, plus qu’un devoir, est devenu une passion dévorante, une introspection de mon âme. J’écris pour me sentir bien avec moi-même et avec les autres.

Quel est votre rapport à la langue française ?

La langue française est mon outil de travail préféré. Je vous surprendrais si je vous révélais que je parle mieux français que ma langue maternelle. Pour nous, jeunes africains nés après les indépendances, nous n’avions pas vraiment le choix, il nous fallait à tout prix dompter cette langue pour aller à la conquête du monde. Le défi, c’était d’y arriver sans perdre son âme. L’avons-nous réussi ? Rien n’est moins sûr…

Quelle est d’après vous la (ou les) fonctions de la littérature ?

La littérature peut-elle avoir une fonction autre que celle de permettre à l’écrivain de lever un coin du voile sur le mystère de la création en se livrant à l’activité de création ? Le faisant, il révèle l’homme à l’homme puis Dieu à l’homme. Il participe ainsi à la redistribution du savoir et de la connaissance, gage de progrès. Toute autre fonction ne peut être que secondaire.

Dans beaucoup de vos poèmes comme « Le prix du pouvoir » nous remarquons que vous cherchez à mettre les autres en garde contre la cupidité, la recherche du pouvoir, les rêves démesurés… Est-ce le désir de vous prononcer et d’exprimer vos opinions sur certains maux qui rongent nos sociétés ou est-ce l’influence de la tradition orale africaine ?

Vous savez, le titre d’écrivain, en plus de la notoriété à laquelle il permet d’accéder, est une lourde responsabilité qu’il faut assumer en toute lucidité. Par ses écrits et ses analyses, l’écrivain doit participer à l’éducation des masses. La vérité c’est que c’est en cherchant à guérir l’homme individuellement qu’on guérit la société. C’est l’une des plus grandes leçons que l’Afrique, du fait de sa vie communautaire basée sur la solidarité et le partage, peut léguer au reste du monde. Et nous, en tant que fils de l’Afrique, nous devons promouvoir ces valeurs qui sont mises à l’épreuve du capitalisme occidental. L’Afrique a connu ses guerres, mais pas de l’ampleur de celles que nous connaissons aujourd’hui. Pourquoi ? Parce que de nouvelles valeurs totalement opposées à nos principes de vie ont été introduites dans nos sociétés. Et c’est à nous écrivains et intellectuels de tous bords de nous y atteler. Mais ne vous y trompez pas, je fais bien partie de ceux que vous appelez les autres.


Nous remarquons dans tout ce que vous avez écrit un certain mysticisme. Est-ce que vous prônez le retour aux valeurs africaines ou à l’humanisme universel ?

L’Africain, de par sa « religion », a une vie intérieure très dense basée sur la communion spirituelle permanente avec les êtres et les choses qui l’entourent. J’ai hérité, de par mon tempérament et mon éducation, de cette force intérieure que je cherche à communiquer à mes lecteurs et à mes proches. Cette façon de faire n’est en rien un repli sur soi ou sur des valeurs sectaires. Bien au contraire, elle affirme la primauté de l’esprit sur le corps, ce qui en fait le fondement même de l’humanisme universel.

Etes-vous d’accord avec Ahmadou Kourouma quand il dit : « Les Africains, ayant adopté le français, doivent maintenant l’adapter et le changer pour s’y trouver à l’aise, ils y introduiront des mots, des expressions, une syntaxe, un rythme nouveau. Quand on a des habits, on s’essaie toujours à les coudre pour qu’ils moulent bien, c’est ce que vont faire et font déjà les Africains du français. »

En prononçant de telles paroles, Kourouma ne fait que traduire une réalité de fait car, l’Africain qui vit en Afrique ne peut écrire comme un Français qui vit en France. C’est pour cette raison que je pense que la Francophonie est l’expression avérée de la diversité francophone. Nous avons une âme d’africain qui ne pense ni ne réfléchit comme un européen. Nous ne pouvons donc parler français comme eux. C’est aussi simple que cela.

Dans « Jusqu’au bout de l’enfer », nous avons un personnage androgyne Bla-Yassoua, tiraillé entre deux tendances féminité/masculinité. Vous et Bla-Yassoua n’avez tranché en faveur d’aucune des deux natures (féminine/masculine), et votre androgyne décide de s’en aller pour connaître laquelle des deux parties a le plus d’avantages. Ne pensez-vous pas que cette quête est un peu originale et étrange ? Ou est-ce la difficulté pour vous de vous prononcer ?

Tout à l’heure, vous parliez de mysticisme, eh bien, je puis vous dire que cette œuvre a une grande valeur spirituelle. La quête de Bla-Yassoua peut paraître originale et même étrange mais pas pour ceux qui ont une connaissance parfaite des symboles. Le Maître nous disait un jour qu’en tout être humain, cohabitent perpétuellement deux natures opposées : le mâle (principe positif) et la femelle (principe négatif). Ces deux forces sont à la base de toute création et procréation. Pourtant, elles ne cessent jamais de se livrer bataille. Notre but, c’est d’arriver à les équilibrer au risque d’en récolter les effets pervers. Bla-Yassoua, c’est donc la nature originelle de l’homme ; il n’y a pas de choix possible à faire sinon assumer cet état. Et c’est ce que j’ai voulu montrer dans cette œuvre.

Votre dernier roman « Le retour de l’enfant soldat » est un récit poignant, un hymne à la tolérance et à la fraternité. Pensez-vous que la réinsertion de ces petits soldats est possible et comment faire pour que les enfants ne soient plus mêlés, en tant que soldats, à ces guerres fratricides qui déchirent l’Afrique ?

Le phénomène des enfants soldats me révolte outrageusement. Car comment comprendre qu’on dresse des adolescents comme des chiens de chasse pour les utiliser dans des guerres auxquelles ils ne comprennent rien ? Quel idéal peut paraître aussi noble pour qu’on vole à un enfant son innocence ? Vous demandez si leur réinsertion est possible ? Oui, à condition qu’on les prenne pour ce qu’ils sont c’est-à-dire des victimes et non des bourreaux. Pour qu’il n’y ait plus d’enfants soldats ? Il faut que cessent les guerres. Et pour que cessent les guerres… je ne sais pas, je n’y ai jamais réfléchi.

Quelques heures après l’élection de Barack Obama, vous avez réagi à chaud par un article intitulé « Un président noir à la maison blanche ». Qu’est-ce qui vous fascine dans la vie de cet homme ?

Ce n’est pas l’homme lui-même qui me fascine tant, mais bien les conditions étranges et presque messianiques de son élection. Les symboles sont si troublants et les mystères tellement profonds, qu’en tant qu’intellectuel, je ne peux que m’interroger sur le sens mystique de cet évènement. Assurément, des murs invisibles autrefois infranchissables sont tombés. Obama est pour moi le symbole de l’homme nouveau, la devise de la fraternité universelle. Son élection marque donc le début de l’ère nouvelle annoncée par les civilisations les plus anciennes et les plus évoluées. C’est mon intime conviction.

Est-ce que Barack Obama risque de décevoir ?

Comment quelqu’un qui a déjà accompli sa mission pourrait-il décevoir ? Comment quelqu’un qui commande la mer en furie pourrait-il se noyer dans un verre d’eau ? Obama a déjà écrit son histoire. Ceux qui savent lire dans le livre de la Nature la connaissent déjà. Mais croyez-moi, son histoire est semblable à celle de tous les grands hommes qui ont écrit l’histoire de l’humanité. Douloureuse mais glorieuse et surtout inoubliable.

Quel est votre rapport à la politique ?

Aucun. Je suis un « libre penseur » pour parler comme le chaleureux Tiburce Koffi. Je préfère écouter la Voix du Silence plutôt que de descendre dans l’arène. Je n’ai pas le tempérament d’un gladiateur. Je suis un homme de raison et non d’action.

François, merci d’avoir accepté de répondre à nos questions.

C’est moi qui vous remercie.


AUTEUR : Nadia Bouziane DATE : 30 Novembre 2008
http://webzinemaker.com/expressionlibre

L’ECRIVAIN, UN DIEU DICTATEUR ?

Publié le 30/11/2008 à 12:00 par ndahfranc
Ce qui me fascine le plus dans l’activité d’écriture, c’est l’apparent pouvoir illimité de l’écrivain sur ses personnages.
En effet, contrairement à ce que l’on aurait pu penser, les personnages que l’écrivain met au monde par la magie de l’écriture, sont uniques à l’image des hommes que nous sommes. Ils peuvent avoir des ressemblances avec d’autres personnages ou parfois même des personnes réelles, mais ils demeurent « individuellement uniques ». Leur naissance répond à un besoin que seul l’écrivain connaît. Une fois nés, ils deviennent malheureusement des marionnettes entre ses mains. Il commence par leur imposer une nationalité, un milieu social, une culture, une profession, un nom, etc. et tout cela de façon totalement arbitraire et hasardeuse. Après quoi, il prend le malin plaisir de tirer les ficelles de leurs différentes destinées. Tout au long de son activité créatrice, il soumettra les uns et les autres à l’humeur de ses fantasmes les plus fous. Certains sont victimes de leurs propres conditions sociales et professionnelles tandis que d’autres sont les victimes d’évènements totalement imprévisibles qui bouleversent sans commune mesure leur vie. A ce sujet, je me rappelle encore, alors que j’avais été invité par le Professeur Gnaoulé-Oupoh Bruno pour répondre aux préoccupations de ses étudiants concernant une de mes œuvres au programme en deuxième année de Lettres Modernes, la détresse de ces jeunes lecteurs face au sort que j’avais « réservé » à un de mes personnages. Et malgré toutes les explications que j’avais fournies, le mur d’incompréhension qui s’était dressé était resté intact. Je finis par me rendre compte qu’aux yeux de tous, j’étais coupable car, ils étaient persuadés que j’aurais pu sauver de la mort ce personnage qu’ils avaient pris en estime. En pensant à tout cela aujourd’hui, je me rends compte de la dictature de l’écrivain qui bien souvent, pousse un peu trop loin le pion de la cruauté. Il joue avec les sentiments du lecteur, le désarçonne avec des récits troublants parfois à la limite du raisonnable. Mais croyez-moi, le pouvoir de l’écrivain n’est pas si étendu que cela car, quoique l’on puisse en douter, chaque personnage est responsable de son destin.
En effet, l’écriture a ceci de magique que lorsqu’un personnage est créé, ce n’est plus l’auteur qui le guide dans ses différentes pérégrinations, mais son évolution dépend de sa psychologie, de ses ambitions, de ses rencontres tout au long de l’histoire et de tout un réseau d’indices qui finiront par sceller inéluctablement son sort. L’écrivain peut peut-être susciter une rencontre entre deux personnages. Mais cela suffit-il pour le tenir responsable de l’issue de cette rencontre ? L’écrivain est sans aucun doute l’auteur de l’histoire qu’il raconte mais pour que cette histoire soit vraie, elle ne doit pas transgresser le code normal de la vie qui veut que chacun soit responsable des actes qu’il pose. L’écrivain n’agit donc pas à la place de ses personnages, il ne fait que narrer leurs histoires. Et comme on peut bien souvent le constater dans la vie, ce ne sont pas seulement les conditions sociales qui déterminent notre réussite, mais l’idée que nous nous en faisons et les moyens que nous mobilisons pour y parvenir. Si l’écrivain passe outre ces lois, son récit sonnera faux.
De dictateur, nul ne peut donc raisonnablement accuser l’écrivain. Lui aussi a des sentiments qu’il éprouve à l’égard de ses personnages. Mais aucun lien d’amitié ou d’affection ne peut obliger un écrivain à modifier le sort d’un personnage car il n’en a pas les moyens.

LA PAROLE EST SACREE

Publié le 10/11/2008 à 12:00 par ndahfranc
« La parole est sacrée », disait un jour mon père.
Je l’interrogeai alors sur le sens profond de cette assertion. Avec un certain mystère, il lâcha :
- Ne dis jamais rien au hasard. Quand tu dis une chose, fais-la, sinon elle deviendra une arme contre toi.
- Comment est-ce possible ? m’intriguai-je. Parfois, on dit des choses juste pour rigoler.
- Si tu savais quels phénomènes toute parole prononcée est capable de déclencher, tu ne dirais plus jamais rien, juste pour plaisanter. Tout homme sage et instruit connaît la puissance de la parole. Chez nous en Afrique, le roi ne parle pas parce que c’est lui le dépositaire de la parole. Il sait que la parole est action. Quand je vois les jeunes gens d’aujourd’hui jouer avec la parole, j’en ai la chair de poule. Et après, ils sont étonnés de voir que le Destin s’acharne autant sur eux comme un dangereux prédateur. Une personne qui parle à tort et à travers a le don d’irriter les dieux. Or la colère des dieux est une terrible malédiction. La parole, c’est comme le boomerang. Autant elle va à la rencontre de celui à qui elle est destinée, autant elle revient toujours à sa source pour remplir le vide qu’elle a laissé. Et c’est gonflée de la force de l’émotion qu’elle a suscitée chez le destinataire qu’elle revient. Elle a la violence d’un ouragan et la précision d’un orfèvre. C’est pourquoi le sage met ainsi en garde les ignorants : « Ne maudissez jamais votre ennemi ».

Aujourd’hui encore, j’essaie de vivre en harmonie avec les conseils de mon père. Chaque fois que j’ai envie de prononcer une parole, je me demande si elle est utile, si elle m’apportera le bonheur ou la malédiction. Et c’est vrai que je suis devenu muet la majeure partie du temps, mais ma vie a pris de nouvelles couleurs, plus éclatantes.

UN PRESIDENT NOIR A LA MAISON BLANCHE

Publié le 05/11/2008 à 12:00 par ndahfranc
UN PRESIDENT NOIR A LA MAISON BLANCHE
Les hommes exceptionnels ont un destin exceptionnel.
Leur histoire commence toujours dans la sueur et le sang et finit comme un conte de fée. Nous oublions bien souvent d’où ils viennent, où ils ont commencé la lutte et quel a été leur rêve. Ce qui nous fascine, c’est l’espoir que ce rêve fait naître en nous.
Oui, Barack Obama a un rêve, le même que celui de Martin Luther King des années plus tôt.
King a rêvé parce qu’il savait qu’Obama aurait suffisamment de baraka pour réaliser son rêve. C’est cela le lien mystérieux qui unit les grands esprits, ceux qui font l’histoire des peuples. C’est tout le sens des larmes de Jessie Jackson. Lui est révérend et connaît les mystères de la foi.
Quand King dit : « I have a dreame… », Obama répond : « Si quelqu’un doute encore…, si quelqu’un se demande encore…, si quelqu’un remet encore en cause…, ce soir il a sa réponse. »

Comme les initiés savaient que le Christ (excusez mon audace) arriverait un jour ou l’autre, Jessie Jackson savait lui aussi qu’Obama serait président des USA un jour ou l’autre. Il attendait seulement que les conditions fussent réunies comme ce soir-là. Oui, il attendait que l’orgueil démesuré de Bush mette bas des ennemis aussi nombreux que redoutables, disséminés dans tous les recoins du monde. Oui, il attendait que l’illusion de puissance des américains se dissipe dans la terrible menace de la crise financière. Oui, quand le rêve tant vanté se transforme brutalement en cauchemars, il faut un homme exceptionnel pour tenir la barre. Les américains ont fait un choix douloureux mais raisonnable face à la déchéance qui les menaçait. Ils ont fait le choix de la modération face à la violence excessive. Ils ont fait le choix de l’humilité au détriment de l’orgueil. Ils ont fait le choix de l’ouverture sur celui de la claustration. Leur sauveur est un homme de nulle part et de partout, qui a transgressé tous les interdits politiques. Mais qu’importe ! L’essentiel, c’est qu’il soit enfin là, porteur de tous les espoirs du monde.

Les temps ont changé. Une aube nouvelle se lève sur le monde. Un des plus grands murs de la honte vient enfin de tomber et nous sommes heureux et fiers d’être les témoins privilégiés de cette renaissance. Nous raconterons cette histoire glorieuse aux générations futures. Nous leur dirons que nous sommes entrés dans l’ère nouvelle quand un fils noir-blanc-jaune-rouge s’est assis sur le trône de Babylone

LE REGARD DE NADIA BOUZIANE

Publié le 03/11/2008 à 12:00 par ndahfranc
LE REGARD DE NADIA BOUZIANE
Le retour de l’enfant soldat, tel est le titre du dernier roman de l’écrivain ivoirien François d’Assise N’Dah. Ce petit livre de cent pages traite un problème épineux auquel sont confrontées plusieurs sociétés notamment en Afrique. Ce récit concis et d’une grande intensité est concentré sur le retour de Zango dans son village. Qui dit retour, dit aussi départ. La dichotomie aller/retour est très présente dans le roman africain ; et François N’Dah n’a pas failli à cette règle. Zango a quitté son village, non pas comme le petit Samba Diallo dans L’aventure ambiguë de Cheikh Hamidou Kane, pour apprendre « à lier le bois au bois » et à « vaincre sans avoir raison », mais il est parti malgré lui, enlevé par des rebelles impitoyables qui ont fait irruption dans son village et l’ont emmené parce qu’il est corpulent et grand de taille ; il a été choisi pour participer à une guerre, à une tuerie qu’il ne comprend pas. A l’âge où les enfants jouent au football, lui, il a déjà commencé à jouer au soldat ; mais, la guerre n’est pas un jeu. C’est une entreprise sérieuse, une machine qui broie tout sur son passage. Zango a été déshumanisé. Son enfance violée et volée. On a fait de lui un assassin, un criminel et un violeur. En Afrique, on peut incendier le village voisin mais jamais son propre village. Zango, sous l’emprise de la drogue, a transcendé tous les interdits. Lui et sa bande d’enfants soldats, tels des fauves affamés venus de la forêt, ont tout saccagé « nous en sommes encore à nous demander, si nous avons été attaqués par des fauves ou des humains » (Le retour de l’enfant soldat, p95). Pire encore, les enfants soldats ont osé perturber le sommeil des morts et profaner « la demeure des ancêtres » p95.

Une fois la sale guerre finie et toutes les atrocités commises, les enfants soldats, devenus maintenant des anciens combattants, sont renvoyés chez eux. Zango revient au bercail pour constater l’étendue des dévastations « Arbres desséchés, champs fantomatiques, animaux squelettiques, ciel blafard, soleil affamé, vent coléreux... Tout semblait porter le deuil de cette funeste entreprise !… » pp7-8

Soukassa, le village, incendié et détruit va recevoir « un adolescent étrange : muscles saillants, visage émacié portant les stigmates d’une période qui l’avait déshumanisé, et surtout des yeux hagards au fond desquels nageait toute la tristesse du monde ! … » p9

Ce n’est pas l’enfant prodige qui revient: « la difficulté n’est pas tant de partir, mais bien de revenir au bercail, surtout quand on a été enfant soldat comme lui, le temps d’une guerre dont il ignore les raisons. » p8
C’est un autre, un monstre dont presque personne ne veut. Zango, tel un zombi est rejeté et chacun, au fond de lui-même souhaite voir l’ingrat lynché et exécuté.

Il est conscient que son retour peut être interprété comme une provocation. L’incipit du roman montre d’emblée que le désir de réinsertion de l’enfant soldat ne sera pas une chose facile, l’étendue du mal qui s’est abattu sur Soukassa par sa faute et celle de ses amis d’infortune est grande. Les séquelles du désastre sont visibles partout : « Zango dont le regard, tel celui d’un fauve en quête de sa pitance quotidienne, observait la pauvre nature sur laquelle s’était abattue la folie destructrice de l’homme. » p7

Que peut-on faire de ces petits guérilleros ? Ils posent un problème à tous, gouvernement, parents et société. Que vont-ils devenir ? Ils ont appris à tuer et à violer « Les victoires, j’en avais remporté une demi-douzaine. Toujours le même scénario : tortures, viols, massacres, pillages, etc… » p68

S’ils ne sont pas pris en charge, ils risquent de perturber la quiétude de tous, devenir des mercenaires ailleurs ou provoquer une autre tuerie, juste pour s’amuser. La guerre a décimé beaucoup d’entre eux « Sur la vingtaine que nous étions, seuls mon adjoint et moi eûmes la vie sauve. Nous fûmes faits prisonniers par les forces loyalistes, à notre grand soulagement. » p69; ceux qui sont restés vont être obligés d’affronter de nouvelles épreuves et mettre chacun devant ses responsabilités.

Proscrit et honni, Zango va essayer de réapprendre à vivre parmi les siens. Est-il victime ou bourreau ?

Il ne cesse de claironner son innocence. Cependant, les gens du village ne peuvent comprendre comment on peut à la fois être une victime et un tortionnaire ? Comment peut-on pardonner à quelqu’un qui a violé sa propre cousine devant ses parents ahuris, qui a ligoté le chef du village ?

M. Boni, l’instituteur, la mère de Zango, ayablé la fille du chef et même la cousine violée plaident sa cause. Cet enfant déjà père d’un enfant, fruit du viol, paraît très mûri par les épreuves: « qui suis-je au juste ? Zango, l’assassin, l’inhumain ou Zango, la victime ? » p76

Le retour de l’enfant soldat ne peut laisser aucun de nous indifférent, tant que l’enfance de beaucoup de petits de par le monde est saccagée. Ce roman est à mettre entre les mains des enfants et des jeunes pour les aider à comprendre et à affronter la folie qui, parfois, s’empare des adultes.

Par Nadia Bouziane
http://www.webzinemaker.com/expressionlibre

L'ECRITURE: UN ACTE D'ENGAGEMENT INDIVIDUEL ET COLLECTIF

Publié le 03/11/2008 à 12:00 par ndahfranc
La littérature, loin d’être un simple jeu, toute chose qui la dévaloriserait, doit être, comme le révèle un critique littéraire, un acte d’engagement individuel et collectif. L’œuvre littéraire doit être une arme de dénonciation des tares de la société en vue d’un éveil des consciences. L’écrivain qui prend sa plume doit avoir à cœur de mettre son œuvre au service de cette noble ambition et contribuer ainsi à l’émergence d’une société nouvelle, débarrassée des scories de l’injustice. Cette noble mission a d’ailleurs été éloquemment rappelée par Césaire dans Le Cahier d’un retour au pays natal en ces termes : « Ma bouche sera la bouche des malheurs qui n’ont point de bouche, ma voix, la liberté de celles qui s’affaissent au cachot du désespoir. » L’engagement de l’écrivain est donc sans équivoque et sa mission, d’ordre prophétique. C’est en mettant le doigt sur les dysfonctionnements de la société qu’on la guérit, qu’on la rend plus harmonieuse pour le bonheur de tous. Car, il est important que chacun découvre sa part de responsabilité dans le drame collectif et s’engage à changer de comportement. Dans cette logique, la littérature sera le théâtre des procès politiques.
En effet, il n’est un secret pour personne, que la gestion du pouvoir politique entraîne des déviations parfois très graves qui minent le développement de nos sociétés. Les dirigeants, faisant fi de la confiance placée en eux, se muent en véritables dictateurs. Ils briment, mutilent, violent et assassinent le peuple rien que pour se remplir les poches et conserver leur pouvoir corrompu. Dans Les Soleils des indépendances, Ahmadou Kourouma attire déjà notre attention sur ce qui, plus tard, allait se transformer en véritable gangrène des pouvoirs politiques africains. Il use d’accents parfois voltairiens pour fustiger la cupidité des gens en place ; il n’est guère plus tendre envers les tenants du pouvoir traditionnel : marabouts, griots et féticheurs, tous repus et corrompus dans un double jeu équivoque. Comme pour crier à l’unisson avec lui, Césaire embouche la même trompette dans La tragédie du Roi Christophe, en dénonçant la mégalomanie des nouveaux dirigeants africains, ceux qui, en remplaçant le colon, allaient être les pires bourreaux de leurs peuples. Césaire ne donne pas dans la dentelle, et la fin tragique de Christophe, sourd à tout conseil, est là pour nous rappeler comment finissent tous les dictateurs.
En plus de la politique, la littérature s’attaque aussi aux questions d’ordre social et culturel. Le passage de la société traditionnelle à la société moderne a longtemps été vécu comme un drame pour les peuples africains. Au centre de cette question, l’identité de l’homme noir qui ne sait plus s’il doit se replier sur lui-même ou s’ouvrir à d’autres cultures avec tous les risques que cela comporte. Samba Diallo, le héros de L’aventure ambiguë de Cheikh Hamidou Kane, est le symbole affirmé de ce déchirement personnel et social. Façonné à l’école de la foi, il se retrouve projeté dans un milieu où rien ne lui rappelle son ancien monde. Sa métamorphose est si terrible qu’il n’est désormais plus d’aucun camp. L’idéologie de l’auteur serait-elle d’affirmer une impossible conciliation entre les deux mondes ? Rien n’est moins sûr car la mort de Samba Diallo est la preuve de l’existence d’un conflit que le héros est incapable de résoudre. C’est un conflit similaire que nous propose Seydou Badjan dans Sous l’orage où le mariage de Kani n’est qu’un prétexte pour nous présenter les bases du conflit de générations qui a secoué l’Afrique aux lendemains de la colonisation et même bien longtemps après.
Ainsi donc, la littérature est un véritable instrument au service des écrivains pour façonner la société, la corriger et la rendre la plus policée possible. Mais cet engagement, aussi noble soit-il, doit-il mettre sous l’éteignoir, les autres fonctions de la littérature ?


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