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ndahfranc
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Tribune de l'écrivain débutant : réflexions critiques sur la société, la culture, le livre et la vie
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15.11.2007
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MISSION ACCOMPLIE

MISSION ACCOMPLIE

Posté le 15.11.2007 par ndahfranc
Comme vous avez pu le constater, le thème principal autour duquel a été bâtie cette œuvre, c’est l’amour. A priori, on pourrait dire : « rien de nouveau à l’ouest ! »
Mais rassurez-vous, une œuvre ne vaut que par la façon dont un thème est abordé et traité. Ici, j’ai voulu poser la problématique de l’amour dans ses manifestations quotidiennes les plus banales. Une série de questions m’a alors traversé l’esprit :
- Le véritable amour peut-il prendre racine dans la trahison ?
- Là où le véritable amour s’enracine, la haine peut-elle subsister ?
- Dans toute quête amoureuse, la fin justifie-t-elle les moyens ?
- La valeur de l’amour ne s’appréhende-t-elle que dans la grandeur du sacrifice ?
- La haine est-elle le contraire de l’amour ou en est-elle une manifestation ?
Autant de questions qui viennent un jour ou l’autre troubler la quiétude de tout un chacun.
L’amour est un sentiment bien difficile à cerner. Mais je pense qu’il puise sa noblesse dans sa simplicité et sa pureté. Vouloir enfermer l’amour dans un moule prédéfini, c’est le tuer, pire, c’est l’ériger au stade de la passion. Or, la passion est un sentiment excessif et tout ce qui est excessif crée nécessairement des ravages et conduit parfois au crime. La nouvelle « Folie ou amour » pose justement le problème de l’amour en terme d’excès. La question est de savoir si au nom de l’amour, l’on a le droit de brader sa vie. Tuer ou se tuer au nom de l’amour est-il une preuve d’amour ? L’amour doit-il échapper à la raison ?
L’amour doit être un simple abandon de soi à l’autre et non un accaparement de l’autre ou un sacrifice à l’autre. Vouloir s’accaparer l’autre, c’est en faire une propriété privée. Or, le pire ennemi de l’amour, c’est l’immobilisme. L’amour se renouvelle dans le changement, se construit parfois et très souvent dans la douleur d’une trahison.
L’amour que l’on éprouve pour un homme ou une femme doit alors être la somme raisonnable de toutes nos passions maîtrisées, le résultat d’un long apprentissage de la vie. Rester attaché à la douleur d’une trahison, d’un échec, c’est refuser d’aimer, c’est même refuser de vivre. Tous ceux qui s’attachent à un amour perdu finissent toujours dans la dépression. A force de pleurer sur leur sort, ils ne voient pas l’amour renouvelé qui brille dans les yeux de leurs nouveaux partenaires. Et celui-ci finit par s’éteindre.
La réaction du narrateur-personnage dans la nouvelle « Constance ou la complainte du trahi » en est la terrible illustration. Et ce ne sont pas les emphases poétiques utilisées dans cette nouvelle qui trahiront la triste réalité. Dans ses rares moments de lucidité, le personnage reconnaît les erreurs qu’il a commises mais refuse de les assumer. Il ne vit que dans le passé, un monde devenu illusoire. Au contraire de ce personnage, celui de la nouvelle « Le retour de l’amant », fait preuve de maturité. Il a su transformer la douleur de la trahison et de la séparation en une nouvelle espérance. Il a su se transcender pour construire une nouvelle vie. C’est dans les échecs qu’on construit le bonheur de demain. Savoir raisonnablement enterrer le passé, telle est la clé du bonheur, au risque de finir comme Blandine, le personnage de la nouvelle, « Mon bourreau bien-aimé ». Blandine est victime de son passé. Retenez-le bien, ce n’est pas le viol dont elle a été victime qui est la cause de son malheur mais bien le refus d’enterrer le passé. Le capital sympathie que le lecteur éprouvait pour elle au début du texte se dissout petit à petit dans ses hésitations. La haine a-t-elle droit de cité quand l’amour a éclos dans toute sa splendeur ? Que non ! Vouloir entretenir la haine alors que l’amour est le plus fort conduit à des drames et c’est ce qui est arrivé à Blandine. Déchirée entre des sentiments aussi contradictoires ne pouvait que la conduire au suicide, à la mort.


La nouvelle « La dette » pose quant à elle un problème de société qui gagne de plus en plus la jeunesse à savoir la débauche. Le sexe est désacralisé, banalisé, je dirais même animalisé et cela dans l’indifférence la plus totale des parents et des pouvoirs publics. A tous les coins de rue, marchands et acheteurs de sexes se livrent au commerce le plus honteux qui puisse exister. L’argent et le plaisir sont érigés au rang de valeurs alors que la morale est refoulée aux calendes grecques. Mais que de risques l’on encourt quand on vit de façon aussi dangereuse ! La mère du personnage principal dans la nouvelle « La dette », l’apprend malheureusement à ses dépens. Pour se sortir de cette mauvaise passe, elle sacrifie l’amitié sur l’autel de la trahison. Elle se construit alors un univers artificiel où le mensonge règne en maître. Mais c’est méconnaître le jugement de l’invisible. Tout ce qui était caché finit par être révélé et sa vie bascule dans une série de drames aussi douloureux qu’inimaginables. Comprenez seulement qu’on ne peut impunément souiller la création. Tôt ou tard, on récolte les conséquences de ses actes surtout quand on a vécu dans la débauche la plus totale. Cette nouvelle est donc un appel à tous ces jeunes gens et jeunes filles qui s’adonnent à ce genre de pratiques.



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:: Les commentaires des internautes

Bravo un frère!
Posté par Maxime Yao KOUAME le 19.06.2008
Je suis fière de toi et rassure-toi que beaucoup le sont aussi. C'est juste pour t'encourager,
ton frère et ex-condisciple normalien d'Abidjan, doctorant à Paris X Nanterre.
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