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ndahfranc
Description du blog :
Tribune de l'écrivain débutant : réflexions critiques sur la société, la culture, le livre et la vie
Catégorie :
Blog Livre
Date de création :
15.11.2007
Dernière mise à jour :
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Une université d’été pour les écrivains ivoiriens?

Une université d’été pour les écrivains ivoiriens?

Posté le 23.11.2007 par ndahfranc
Comment faire asseoir une meilleure politique de distribution et de diffusion du livre africain dans l’espace francophone, aussi bien dans les relations Sud-Sud que Sud-Nord ?
Pour répondre à cette question, une vingtaine de professionnels du livre venus d’Afrique, d’Europe et d’Amérique du Nord, s’est retrouvée récemment, autour d’une table ronde, à Tunis (Tunisie), à l’initiative de l’OIF.
Mais, comment peut-on parler du livre sans s’intéresser aux premiers concernés que sont les écrivains ?
On ne devient pas écrivain comme si on appartenait à une génération spontanée. Pendant longtemps, on nous a fait croire à une telle fable mais plus maintenant. Et, ce n’est pas parce qu’on a déjà publié quelques livres qui ont eu du succès qu’on est forcément bon écrivain. L’écriture est une mise en cause permanente, un effort de construction et de déconstruction qui nécessite un bagage intellectuel constamment renouvelé. La question est donc de savoir comment produire des œuvres de qualité quand le bagage intellectuel de l’écrivain n’a subi aucune mise à jour ?
La formation continue est très importante pour la carrière de l’écrivain. Certes, il a le devoir d’assurer sa propre formation, mais les pouvoirs publics et les organisations internationales telle que l’OIF doivent l’y aider en lui proposant des cadres de formation et d’échanges appropriés. En effet, l’écrivain ne s’appartient pas ; il est la propriété de la société dont il contribue à créer et entretenir le patrimoine culturel. Comment peut-il assurer efficacement cette fonction si on ne lui permet pas de voyager, d’étudier, d’échanger avec ses pairs d’autres pays, d’autres horizons ?
La profession d’écrivain est très mal organisée en Côte d’Ivoire. On s’évertue à créer un mythe autour des pionniers ou de ceux qui ont réussi au point que ces derniers se prennent pour des dieux. Au lieu de partager leur savoir-faire avec les plus jeunes, ils voient en ces derniers, des adversaires, des concurrents qu’il faut écarter de son chemin. Mais diantre ! quelle est donc cette profession où le « chacun pour soi » est la règle d’or ! Ces devanciers sont si imbus de leur personne que même quand vous leur donnez une de vos productions pour avoir leur avis, ils ne la lisent pas. Et pourtant, ils portent des jugements de valeur sur vous chaque fois qu’ils ont une tribune pour s’exprimer. L’écrivain ivoirien devrait être plus solidaire. Les plus côtés doivent pouvoir mettre leurs expériences au service des plus jeunes et des débutants. Les pouvoirs publics doivent prendre conscience de l’importance de l’écrivain dans la société et créer des cadres institutionnels appropriés pour leur épanouissement. Pourquoi pas une université d’été pour les écrivains ? Y viendraient étudier les écrivains et tous ceux qui aspirent à le devenir. Nos universitaires auraient plus d’œuvres de bonne qualité sur lesquelles travailler au lieu de s’abonner aux mêmes textes chaque année, ce qui finit par dénaturer leurs travaux.
Pourquoi pas une université d’été pour les écrivains ivoiriens ? Prions de toutes nos forces pour que cela arrive un jour pour relever le niveau de la littérature ivoirienne.



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