UN SI GRAND HONNEUR !
Posté le 22.12.2007 par ndahfranc
Mission accomplie au programme en DEUG II et maîtrise à l’université de Cocody.
En août passé, j’ai reçu un courrier du Professeur Gnaoulé-Oupoh Brunot, Maître de conférence à l’Université de Cocody, m’invitant à participer au séminaire qu’il organisait dans le cadre de ses enseignements en année de maîtrise (4e année) sur la critique sociale et politique dans la prose romanesque et nouvelliste ivoirienne. Au cours de ce séminaire qui a lieu chaque année, des œuvres d’auteurs ivoiriens sont mis au programme. Certains grands noms de la littérature ivoirienne ont déjà bénéficié de cet honneur. Il s’agit notamment de MM Isaïe Biton Koulibaly et de Tiburce Koffi. Cette année donc, au nombre des auteurs choisis, cet éminent spécialiste de la littérature ivoirienne a bien voulu me faire confiance en mettant au programme mon recueil de nouvelles intitulé Mission accomplie. Quel immense honneur ! Je ne réalisais pas encore que par cette décision, le Professeur Gnaoulé-Oupoh Brunot, venait de me donner un grand coup de pouce dans ma jeune carrière d’écrivain. Oui, des étudiants dévoués, ayant à cœur de prouver leur maîtrise des matériaux de déconstruction et d’analyse des textes littéraires, ont rivalisé d’ardeur et de savoir-faire pour produire des travaux de très bons niveaux. Leurs analyses aussi pointues qu’intéressantes, m’ont permis en tant qu’auteur, de réaliser combien le texte littéraire est polysémique et échappe, au niveau de sa signification, à l’univers restreint de celui qui l’a conçu. Les travaux de ces jeunes spécialistes, à n’en point douter, serviront de base de données à tout chercheur ou quiconque s’intéresse à la littérature ivoirienne et particulièrement au jeune auteur que je suis. Les échanges qui ont eu lieu au cours de ce séminaire ont clairement montré la volonté du professeur Gnaoulé-Oupoh Brunot, de faire la promotion non seulement de la littérature ivoirienne, mais aussi et surtout des animateurs de cette littérature afin qu’ils se fassent connaître par le public universitaire. Noble ambition quand on sait que chez nous, la qualité de l’œuvre littéraire n’est pas le seul critère pour construire la renommée d’un auteur. Parfois, bien trop d’éléments artificiels et superficiels entravent notre jugement. Sinon, comment comprendre qu’une œuvre qui suscite autant d’engouement auprès du public jeune par la pertinence des thèmes traités et une certaine qualité de l’écriture n’ait jamais attiré l’attention des journalistes critiques littéraires ? Aucune analyse sérieuse n’a jamais été faite et pourtant, d’après ces jeunes spécialistes, cette œuvre est un régal. Le professeur Gnaoulé-Oupoh Brunot, est certainement du même avis qu’eux, puisqu’il a remis le couvert en mettant l’œuvre au programme des DEUG II cette même année. Invité à suivre les différents exposés, j’ai pu, une fois de plus, apprécier la sympathie que ces jeunes gens témoignaient à mon œuvre ainsi qu’à moi-même. Leurs applaudissements enthousiastes et la qualité des échanges que nous avons eus sont là pour le prouver. Loin d’être une autocélébration, ce billet est pour moi l’occasion de remercier le Professeur Gnaoulé-Oupoh Brunot et ses collaborateurs, pour l’insigne honneur qu’ils m’ont témoigné ainsi que la courtoisie avec laquelle ils m’ont reçu. J’espère pouvoir mériter la confiance qu’ils ont placée en moi en produisant des œuvres de la même qualité sinon plus.
C’est l’occasion pour moi d’attirer l’attention des maisons d’édition ivoiriennes, que le manque de fluidité de leur circuit de production laisse très souvent partir vers d’autres horizons, des textes parfois de bonne qualité. Cette situation vient de se produire avec deux textes que j’ai écrits et qui dormaient depuis plus de trois ans dans les tiroirs de quelques maisons d’édition ivoiriennes. Alors qu’il aura juste suffi de deux semaines pour que deux maisons d’édition françaises me proposent chacune un contrat. La saison des amours perdus et Sur les traces de l’amour, respectivement un recueil de nouvelles et un roman, paraîtront dans les prochains jours en France. J’espère pouvoir trouver avec l’éditeur, un compromis pour la distribution de ces œuvres en Côte d’Ivoire à des prix accessibles au grand public ivoirien. Cela, pour faciliter les différents travaux qu’elles pourraient susciter chez les étudiants et universitaires avertis.
A tous les écrivains débutants, je souhaite beaucoup de courage et de persévérance. Que la nouvelle année qui s’annonce nous offre l’occasion de faire apprécier nos talents d’artistes.
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