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ndahfranc
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Tribune de l'écrivain débutant : réflexions critiques sur la société, la culture, le livre et la vie
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AU CŒUR DE MA DOULEUR

AU CŒUR DE MA DOULEUR

Posté le 12.01.2008 par ndahfranc
J’ai envie de crier très fort. J’ai envie de pleurer à chaudes larmes. J’ai même envie de mourir, pour mettre fin au cycle infernal de l’incertitude et de l’échec…
J’ai toujours été un bon perdant. Mais à trop perdre, on finit par se perdre soi-même. Perdre la boussole de son existence dans un perpétuel recommencement sans début ni fin. Un véritable cercle vicieux à vous couper le souffle…
Pourquoi mon destin est-il si exigent, si cruel ?

Ah ! Ma vie ! Une vie de chien galeux, errant à la recherche d’un os délabré par les intempéries, couvert par une grappe de mouches cannibales aux appétits aiguisés par la pauvreté et les dures aspérités de la vie. Un cow-boy sans arme ni cheval, dans un far West décrépit et moribond, sous une chaleur caniculaire à vous dessécher comme un haricot.
J’ai envie de vomir, tant cette misère pestilentielle me griffe la gorge et les tripes. Vomir toutes ces insanités, toutes ces horribles souffrances pour me purifier et renaître à la vie.
Combien de fois ai-je tout abandonné pour tout recommencer dans la vie ? Même au péril de ma vie ? Tant et tant de fois que je ne puis plus en savoir le nombre. Se remettre en cause toujours pour la même cause. Perpétuellement. Sans même s’assurer qu’on pourra tout reconstruire comme il se doit. Mais toujours dans l’espoir de mieux faire que par le passé.

Mon passé à moi est si minable, si fécond de déceptions qu’il me pèse comme une malédiction. J’ai essayé à plusieurs reprises de l’enterrer dans les profondeurs mythiques et insondables de ma mémoire, mais sans succès. Comme un chien enragé, il me poursuit et me mord constamment au talon. Et ces douleurs machiavéliques résonnent en échos jusque dans les tréfonds obscurs de mes entrailles.

L’idée m’a souvent traversé l’esprit de tout abandonner pour fuir comme un poltron. Il m’est même arrivé de faire mes valises. Mais vous savez quoi ? Le courage m’a manqué et mon pauvre cœur lacéré était imbibé d’amour. Un amour si pur et si niais que j’ai dû à plusieurs reprises rebrousser chemin. Car, y a-t-il plus grand trésor que l’amour d’une mère ? Y a-t-il chaleur plus grande que celle d’une femme qu’on aime ? Y a-t-il voix plus amicale que celle d’un fils premier ? …
Vous êtes l’objet de mes projets les plus fous tout comme celui de mes peines les plus amères. Je suis comme l’âne de Buridan, déchiré entre des sentiments si contradictoires que mon pauvre cœur en est terriblement affecté. Il oscille entre amour et pitié, envie et peur, doute et espoir…
Que de projets avortés ! Que de rêves évanouis ! Que d’espoirs vains !
Et pourtant, les sacrifices consentis ont toujours été à la mesure de mes espérances et de mes ambitions.
Dans le secret intime de ma chambrette, j’ai constamment versé des larmes obscures pour noyer les tourments de mes peines.
J’essayais après de repartir sur de nouvelles bases, avec des ambitions revues à la baisse. Mais très vite, mon impuissance s’étalait de nouveau comme un immense désert de sable brûlant. Aucune ombre à l’horizon. Un sol aride, fragmenté par la férocité du climat. Un climat à la gueule ouverte et crachant perpétuellement des langues de feu. Tout au fond de cette géhenne, des êtres nus se tortillent douloureusement. Et les échos de leurs cris ricochent sinistrement sur mes tympans. Je cours pour essayer de les secourir, mais j’avance à peine. Mes pieds, emprisonnés dans ce guêpier de sables brûlants ont perdu de leur ténacité. Ma gorge, asséchée par ma longue et harassante marche est à bout de souffle. Exténué, je m’écroule sur le sable brûlant. Mais les voix essoufflées et moribondes des miens tambourinent plus fort encore sur mes tympans. Je tente vainement de me relever. Mes forces m’ont abandonné. Et déjà au-dessus de moi, les charognards se disputent ma « dépouille ». Le festin sera à la mesure de mes échecs…

Je ne pouvais pas accepter de mourir sans appeler au secours. J’ai alors rassemblé mes ultimes forces et j’ai crié très fort. Et ma voix, armée de la sagaie du désespoir, a transpercé la sensibilité de ton cœur. Et tu as répondu à mon appel.

Aléthéa, femme de mes rêves ! Ta voix suave et amicale m’a alors bercé et rassuré. Elle a injecté en moi un nouveau souffle de vie, une nouvelle dose d’espoir. Depuis l’autre bout du fil, tu m’as dit : « Courage ! Courage ! Courage ! »
J’ai alors compris que je n’avais pas le droit de me laisser mourir ; que la vie était une succession infinie de luttes et de combats. Je me suis alors relevé, revigoré, ragaillardi et déterminé, puis j’ai dit : « Mon père, ma mère, mon frère, arrêtez vos larmes. Je reviens vous chercher bientôt. »
Après ma résurrection, ta présence s’imposait à moi comme le début de ma thérapie. Car ta voix et ton parfum ont l’extraordinaire pouvoir de me guérir. Leurs pouvoirs sont presque magiques.
Sais-tu que je n’ai jamais vraiment connu le bonheur que dans mes rêves ? Il paraît que c’est le refuge des peureux et des incapables. Peu importe ! Car à travers eux, j’ai pu goûter aux délices du vrai bonheur. L’amour était au rendez-vous. Une folle après-midi sur une plage aux parfums romantiques. Un soleil aux rayons d’arc-en-ciel versait sur les amoureux un flot de chaleurs excitantes. Trente sept degrés à l’ombre. Nous nous entrelacions et le temps aiguisait notre appétit. Le bonheur était à son comble et le temps semblait s’être arrêté…
Te souviens-tu de ce rêve ? Je te l’ai conté mille fois. Et chaque fois, tu avais souri devant la grande passion qui me consumait. Tu semblais dire : « ce n’est qu’un rêve, voyons ! » Mais vois-tu, ce rêve était pour moi plus qu’un rêve. C’était même plus qu’une obsession. C’était ma raison de vivre.
J’ai fait le voyage pour aller à ta rencontre. Tu me l’avais demandé et je m’en étais d’ailleurs réjoui. Car c’est toujours pour moi un énorme plaisir de courir à la rencontre de l’amour.
Je t’ai attendue dans cette chambre toute bleue, l’esprit en proie à un doute infernal. J’avais peur que tu ne viennes pas. Encore une autre angoisse, une autre incertitude. Au fond, toute ma vie n’aura été qu’une succession infinie d’angoisses puériles.
Ton retard me troublait et m’apparaissait de plus en plus comme une trahison.
Trahison ! Voici le mot qui me fait le plus peur dans la vie. J’en ai connu plusieurs. Certaines m’ont déchiré le cœur. D’autres m’ont dépouillé de mon âme…
Toi, tu as l’air spéciale. C’est probablement la providence qui t’a mise sur mon chemin. Pourtant, j’ai aussi le pressentiment que toi aussi tu t’en iras, même si c’est pour une raison beaucoup plus noble. Et une autre viendra pour s’en aller elle aussi aussitôt après. Et le cycle recommencera plus infernal et plus impitoyable que jamais…
Sais-tu que c’est surtout pour toi que mes derniers échecs me pèsent tant ?
Pour toi, je me croyais capable de tout, même de réussir là où beaucoup ont échoué. Pour toi, je me croyais capable de relever tous les défis, même les plus extraordinaires. Je tenais tant à me rendre intéressant à tes yeux.
A présent, je suis réduit à ruminer ma tristesse et mes échecs. A écouter le bruit des voitures qui passent sur la grand-route. A me saouler du bruit du ventilateur qui semble me consoler de ses hélices tournoyantes. Seule ta présence pouvait dissiper ma solitude et ma tristesse. Elle me fait oublier mes soucis et me réconcilie avec mon être intérieur. Ta voix comme une ritournelle me berce langoureusement. Et je languis sous la douceur de tes caresses…
Dès que tes pas se sont fait entendre derrière la porte, mon cœur a tressailli d’émotions. Quand j’ai ouvert, ton sourire a illuminé la chambre de ses mille éclats. Tu es entrée avec ta grâce et tout un monde de senteurs romantiques. Nous nous sommes alors serrés très fort. Une étreinte aussi sensuelle que la puissance de notre amour passionné. Et nos soupirs se mêlèrent pour former une gigantesque tour de baisers…
Cette nuit-là, nous avons consommé, insouciants, le fruit de la passion, soupirant et râlant de plaisir…

C’est donc ça que vous appelez faire l’amour ? Ces corps entrelacés qui soupirent d’un plaisir malsain et souillé ?
Non ! L’amour est si pur, si noble qu’il ne saurait être réduit à cette naïve expression de soupirs et de jouissances coupables.
Pour moi, l’amour, c’est se sentir proche de quelqu’un par la sensibilité. C’est avoir la même vision de la vie, les mêmes angoisses et les mêmes espérances, au point de vivre ensemble dans un même élan de solidarité et de complémentarité. Une union pour conduire à bon port le navire de l’existence. Réduire les insuffisances individuelles par l’entraide et la compréhension. Deux tourterelles joyeuses, fortes dans leur amour et optimistes quant à leur avenir. C’est surtout cette image que je garde de toi et de l’amour que tu incarnes. Une image bien plus noble que la simple attraction physique que tu suscites en moi, mais que je refuse néanmoins de perdre…
La séparation fut douloureuse. Mais qu’importe la douleur quand la mission a été accomplie !
Tu avais joué ta partition dans le tourbillon de tourments dans lequel j’étais embarqué. Une noble et exaltante mission. Voilà pourquoi il n’y avait aucune raison pour moi de rester. Il me fallait donc partir. Et recommencer de nouveau à vivre, à espérer, mais surtout à douter et à craindre.
Loin de toi, j’avais peur de sombrer de nouveau dans la hantise de la dépression. Mais la chaleur de ton dernier baiser me rassura de ton éternelle amitié.

Mais l'avenir se montra toujours hostile à mon égard. Avenir. Voilà un mot qui me trouble constamment. Et à raison d’ailleurs. Car les incertitudes de mon présent semblent me conduire inévitablement vers un demain sombre et imprévisible. Un cavalier sur une monture incontrôlable. Un torero face à un bœuf mortellement blessé. L’issue de la lutte est forcément incertaine. Comment arriver à vaincre quand les conditions sont si difficiles et les adversités si nombreuses ? Comment alors entretenir l’espoir indispensable à toute ambition ? [...]

J’ai le sentiment que ma vie, malgré mon job, est triste et amère. Je cours après un bonheur fugace et versatile. Illusion destructrice. Est-il possible de courir après quelque chose dont on ignore la nature et l’identité ? J’ai peur de passer ma vie entière à le poursuivre sans jamais pouvoir l’attraper.
Et aujourd’hui, ce dont j’ai le plus peur, c’est le doute qui s’est installé dans ma tête ; mais plus encore l’esprit de mort qui me hante. Esprit maléfique aux intentions macabres. La vie pourraitt basculer pour un rien.
J’ai l’impression que quelqu’un joue avec ma vie et rit de mes angoisses et de mes souffrances. Un esprit invisible bourré de sadisme et de cruauté ; qui me tient en laisse comme un chien. Tout semble s’écrouler autour de moi. Mes espoirs semblent sans espoir et mes espérances sans aucune lueur d’avenir. Un prisonnier sur une île déserte, avec pour seule et unique arme, le désir d’échapper à un destin cruel.
La nuit, mes sommeils sont infestés de cauchemars. Des cauchemars démoniaques qui tuent en vous tout espoir ; qui vous font douter de vos forces et vous précipitent dans un gouffre sans fond. Comment échapper à un tel destin ? Voilà toute l’équation de ma vie. Une vie dont la direction semble m’échapper chaque jour davantage. Un navire léger sur une mer en furie. L’embarcation, fragile et légère est à la merci de toutes les intempéries. Et j’ai peur de tout : de la vie ; de la mort ; de la réussite ; de l’échec ; de mes amis ; de mes ennemis ; de tout ce qui est visible et invisible...

Mes rêves semblent constamment me fuir et s’évanouissent comme une peau de chagrin. Et je ne peux que constater le résultat amer de ma destruction. Mes ambitions bien que légitimes, fondent comme glace au soleil.
Perdu dans la conscience de ma misère, ivre d’angoisses incertaines, j’aspire pourtant à un soleil plus gai ; qui sache rire avec des dents d’une blancheur ensoleillée. Qui sache mettre de la chaleur dans une vie un peu trop fade. Qui sache éclairer mon destin et brûler de ses dards impitoyables, les démons qui se dressent en ponts mystérieux sur la route de ma réussite.
Hélas ! Au bout du petit matin, un soleil terne, une fraîcheur morbide, un ciel macabre, une atmosphère épouvantable…
Je suis exposé à la menace du rapace comme le poussin loin de sa mère protectrice.
Je grelotte d’un froid implacable qui ignore les caresses de l’amour maternel.
Monstre invisible aux instincts masochistes !
Tu m’as assez griffé avec tes ongles vénériens.
Tu as assez souillé mon âme qui se décompose comme une viande faisandée.
Soleil terne au sexe raide !
Tu t’es assez accouplé avec mon destin !
Un destin volage
Qui butine comme une abeille vagabonde à la recherche du nectar
Source de vie sans laquelle la vie serait immobile comme la patience du pêcheur.
Je ne suis rien
Je n’ai jamais rien été
Et j’ai peur de ne pouvoir rien devenir…

Je n’ai même plus la force de résister à mon propre destin. Le film est toujours le même. Avec les mêmes acteurs ; le même décor ; la même fiction ; la même fin, dramatique.
Malheureux d’être ce que je n’ai jamais supporté d’être devenu, je renonce enfin au combat et laisse aller au gré du vent, toute ma foi et toute mon âme. Voilà pourquoi j’écris mon testament avec les mots puisés dans les profondeurs de ma douleur.




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L'amour c'est la vie
Posté par Michel-Ange KONAN le 14.01.2008
Salut l'artiste, l'amour c'est la vie et la vie c'est l'amour. Plus que l'espoir, l'amour est le lien le plus solide qui nous maintienne à la vie et en vie. Limportance ou la valeur d'un Homme ne se mesure pas à la somme de ses acquis mais à celle de ses dons. Et le don le plus grand qu'une personne puisse se vanter d'avoir fait, c'est son amour pour les siens et pour les autres. A tous ceux qui ,prétendent être quelqu'un ou quelque chose en ce bas monde, il convient de leur retorquer ceci: de quels biens êtes vous riches ? car l'amour est une richesse de bien plus grande valeur parce que monnayable dans les dimensions matérielle, spirituelle et métaphysique de notre monde.


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