MES POEMES (Page 4)
Posté le 25.01.2008 par ndahfranc
I
Il faut que je parte.
Où ? me direz-vous.
Peu importe !
Partir, un point c’est tout !
Là-bas. Ailleurs qu’ici.
Par-delà les montagnes. Par-delà les mers. Par-delà les océans. Par-delà les déserts et les dunes de sables brûlants. Par-delà les forêts immenses…
Il faut que je parte.
Pourquoi ? me direz-vous.
Pour la quête de l’espérance, à la poursuite de l’espoir, à la rencontre de l’amour.
Partir. Pour découvrir des envies nouvelles, rencontrer des poètes, surfer sur des océans de passions…
Partir. Mais sans oublier d’où on est parti.
Sans oublier les sublimes saveurs de la terre natale.
Sans oublier les gens qu’on a connus et qui continuent encore de nous aimer.
L’amour nous lie à jamais aux êtres qu’on a connus, aux filles qu’on a aimées le temps d’un soupir, au pays qui nous a vu naître.
Leur image reste à jamais gravée dans notre mémoire. Leurs parfums aussi. Ainsi que leurs soupirs…
Oui, partir.
Comment ? me direz-vous.
A vol d’oiseau. S’élever au-dessus des intempéries. Voler toujours plus haut. Encore plus haut. Encore et encore. Sans jamais baisser les bras.
Oui, il faut vraiment que je parte.
II
Sous ce soleil radieux,
Je ne vois que l’obscurité obscure.
Sous ce clair de lune,
Je ne vois que la pénombre aveugle.
Je ne suis que ce que j’ai toujours été.
Quand je passe mon chemin,
Le rossignol perd de sa voix.
Quand je passe mon chemin,
La rose perd de sa couleur,
Ne laissant apparaître que ses épines.
Quand je passe mon chemin,
Les rues se dépeuplent.
Et le tocsin n’arrête pas de sonner.
Autour de moi n’est que néant,
Le goût du dégoût,
Le parfum de la fétidité.
Des profondeurs de mes entrailles,
Bout le magma de ma révolte.
Je ne suis que ce que j’ai toujours été.
III
Désormais !
Les jours qui naîtront du ventre mystérieux de l’Univers
Seront enveloppés dans les langes tièdes de l’espoir.
Ils me trouveront debout, apprivoisé par les paroles mielleuses de la fraternité.
Désormais !
Il revient à l’Amour de construire le monde
A l’enfant d’enfanter la mère au royaume de l’innocence immaculée
A Dieu de sauver la Terre du déluge intransigeant de la haine.
J’ai passé des années lumières à entendre la voix furieuse des canons déchaînés.
J’ai construit sur des immondices de cadavres en putréfaction
Un avenir estropié et orphelin.
Hypothétique avenir au ventre de roc !
J’ai meublé mes rêves des facéties mirobolantes d’un système sanguinaire.
J’ai vendu mon âme au diable pour espérer une mort joyeuse.
Désormais !
Je veux trouver les mots justes
Pour ouvrir les portes défoncées du silence.
Je veux réveiller les cadavres endormis dans les charniers de la terreur
Pour construire une cité éclairée par les feux de l’espérance.
Je veux bâtir une citadelle arc-en-ciel
Comme le mirage divin de la Tour de Babel.
Je veux inventer une langue messianique
Pour permettre à l’humaine fraternité d’éclore
Oui, je veux être un bâtisseur de rêves !
Voir l’espérance nouvelle s’accoupler avec la Terre
Pour enfanter la Côte d’Ivoire de la vraie fraternité.
IV
Je rêve d’une femme belle et sans sexe.
Je rêve d’un amant volage et sans visage.
Je rêve d’une vie simple et tout en rose.
Je rêve d’un pays fier et prospère.
Mais mes cauchemars sont si épouvantables.
Je vois une femme belle avec un sexe d’homme.
Je vois une amante perfide au visage de glace.
Je vois une vie tronquée, truffée d’obstacles mystérieux.
Je vois un pays délabré enchaîné dans les méandres de la guerre.
Ce pays aux rêves jadis si colorés s’est couvert du voile ténébreux de l’incertitude.
Et de ma fenêtre, je vois passer dans la rue des hommes squelettiques
Qui traînent derrière eux un chariot où sommeillent cyniquement des espoirs sans avenir.
Leurs lèvres cousues musèlent à jamais des mots qui refusent d’être prononcés.
Ah ! que j’ai si mal !
V
HIER…
Pour une parcelle de pouvoir, nous avons bradé l’avenir radieux de notre destin commun.
Nos mains criminelles ont poignardé dans le dos la mère patrie, lui arrachant des cris déments.
La citadelle fissurée, le diable y a fait son nid comme un oiseau de malheur se réjouissant des douleurs issues des détritus puants de nos haines fraternelles.
AUJOURD’HUI…
La voix de la réconciliation tonne dans le mystère de la nuit comme un chant de victoire.
La victoire de la paix sur la guerre, du bien sur le mal, de l’amour sur la haine…
Que nos mots soient désormais la navette qui tisse la toile de l’espérance et non les balles meurtrières qui tuent la confiance.
Abreuvons-nous à la source vivifiante du pardon pour exorciser les germes meurtriers de la rancune et de la rancœur.
Arrachons des mains de nos cœurs blessés, les armes destructrices de la vengeance.
Exorcisons la fureur du destin par des mots neufs sortis des mystères insondables de nos consciences sanguinolentes…
Pour faire de nos douleurs, les vestiges inoubliables de notre tragique histoire sur les chemins rocailleux de la gloire.
ET DEMAIN…
Seule la vérité fera de nous des hommes libres…
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Posté par
Juliette Rebello le 27.01.2008
Je voulais juste partager mes nouvelles et romans avec vous, au cas où ça vous intéresserait. Bonne continuation !
http://julietterebello.wordpress.com/
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