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c'est un mauvais texte ...
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Par Anonyme, le 19.10.2009

vraiment c'est un texte géniale pour la prière...
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Par Anonyme, le 19.10.2009

votre analyse est pertinente,cepen dant il ne faut pas oublier qu'une oeuvre de veronique tadjo est au program...
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Par Maferima TAMELA, le 12.10.2009

moi jai besoin de lire tout les chapitres svp...
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Par nicole, le 28.09.2009

sincere felicitation pour ce roman qui nous montre que mem les handicapé sontdes etre normal qui merite eux au...
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Par nicole, le 28.09.2009

félicitation pour cette histoire...
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Par nicole, le 28.09.2009

ha!la poesie cette malhonette qui libere elle est aussi ma soeur.contuniez de fustrer les coeurs.kouadiofl ore...
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Par yao+kouadio+floren, le 13.09.2009

la vie est reellement diallectique .je suis un parmi tant d,autres grace a lecture oui elle est ma mere.merci...
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Par yao+kouadio+floren, le 13.09.2009

je vous felicite beaucoup pour la pensee du pris ivoire 2009.je ne peux designer un laeureat .car,chacun a sa ...
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Par yao+kouadio+floren, le 13.09.2009

contuniez la lutte oui lavraie lutte qui change la mentalite sans brutalite...
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Par yao+kouadio+floren, le 13.09.2009

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Date de création : 15.11.2007
Dernière mise à jour : 30.10.2009
151 articles


FRANCOPHONIE, JE T’AIME !

Publié le 18/10/2008 à 12:00 par ndahfranc
La langue française est un trésor pour la culture africaine.
L’âme africaine est une âme mûre, qui adore profiter de la vie, et surtout des couleurs du temps. Or, la langue française est une langue extensible à l’infini, une langue colorée, imagée…
L’âme africaine sait voler, courir, sourire, planer dans l’azur, converser avec les esprits dont elle apprend la sagesse.
Quand un Africain parle, il ne va jamais droit au but, parce que sur le chemin de la pensée première, doivent être semés les grains de la sagesse. Le langage utilitaire est insignifiant comparé à la sagesse à intérioriser. En Afrique, deux plus deux avant de faire quatre, est porteur de symbole et de mystère. Et c’est dans le processus de l’échange utilitaire que se construit la conscience de l’Africain qui apprend à se découvrir et à découvrir les mystères du monde.
On reproche trop souvent à l’Africain son laxisme vis-à-vis du temps. Quelle belle erreur ! Car c’est tout là notre essence : jouir du temps qui passe. L’Africain n’a que faire du matériel qui est une notion temporelle et donc forcément corruptible. Notre richesse est culturelle, puis spirituelle. Nous, nous savons qui nous sommes. Mais comment nous dévoiler au reste du monde ?
La littérature africaine est une traduction de la pensée africaine. Ceux qui croient que parce qu’on utilise une langue autre notamment le français, on se perd, ont tort. Car, plus on cherche à s’ouvrir aux autres, plus on s’enrichit. Mieux vous voulez rendre explicite une notion abstraite en utilisant la langue de l’autre, plus votre emprise sur lui est grande. Car souvenez-vous que l’alchimie de la pensée est à l’origine de la création du monde.
L’Africain est maître de la parole et non de la langue. La parole est d’essence divine, incorruptible. Or, la langue n’est qu’un simple véhicule de la parole. Et la langue française, de par sa malléabilité, sa flexibilité, exprime mieux la conscience de l’Africain. C’est pourquoi il l’utilise dans son commerce avec les autres.
Une langue qui va droit au but, perd de sa beauté, de son charme. Or, c’est tout l’inverse de la langue française, qui sait se laisser courtiser, épouser et aimer.

SUR LE CHEMIN DES ENFANTS SOLDATS (paru dans Le Temps)

Publié le 17/10/2008 à 12:00 par ndahfranc
Avec "Le retour de l'enfant soldat", le jeune François d'Assise N'Dah évoque un problème crucial ; celui des enfants soldats dans les conflits armés. Ce n'est pas Birahima de feu Kourouma. Mais Zango a pratiquement le même destin que lui. Kalach en bandoulière ou très régulièrement en main, il a aussi commis des crimes atroces sur le théâtre des conflits. On ne dira pas que Kourouma a inspiré François d'Assise N'Dah. Mais c'est tout comme. Le plus important est que ce jeune qui s'est épris de la littérature depuis bien longtemps, s'invite adroitement dans un débat qui fait rage dans les pays africains, et au niveau des organisations internationales. L'ouvrage qu'il vient de faire publier chez Valesses Editions est presqu'un plaidoyer pour ces gamins utilisés dans les conflits comme des machines à tuer. Leur adolescence violée et volée, ils servent de chair à canon, à des bandits qualifiés absurdement de libérateurs. Se donnant des dimensions messianiques. Mouvement de libération, front démocratique… les pays du sud, mais plus particulièrement l'Afrique, continuent de subir atrocement le diktat de ces hommes sans foi. L'histoire de Zango se déroule dans un petit village appelé Soukassa. Il y revient après la guerre. Abandonnant tout. Fusils et chefs. Une nouvelle vie va, de ce fait, commencer pour lui. Il a été enfant soldat. Il y a alors les préjugés avec lesquels il faut compter. Mais là n'est pas le problème. Le plus dur est à venir. Son retour ne fait, en effet, pas plaisir à tout le monde. Il y a ceux qui continuent de le voir d'un mauvais œil et ceux qui veulent continuellement profiter de l'économie de guerre. Dans ce lot, sa mère tente de se lever contre tout. Parce qu'il s'agit de son enfant qui revient à la maison. Il est vrai qu'il ne revient pas comme " L'enfant prodige ", mais elle retrouve son fils qui a eu la chance d'échapper aux balles des ennemis. De quoi à faire pleurer de joie une mère digne. Le combat de la mère du petit Zango est celui de toutes les mamans qui ont vu, impuissantes, leurs fils basculer dans l'abîme. Elle parle donc aux mamans du monde entier. Mais surtout, de l'Afrique. Le retour de l'enfant soldat est un hymne à la tolérance et au pardon mutuel. L'ouvrage tombe donc à pic au moment où la Côte d'Ivoire amorce une sortie de crise. Ses mots emprunts de simplicité charrient l'amour. Ils (les mots) ne vous tranchent pas le souffle, mais vous parlent, vous apaisent... D'Assise N'Dah tire en plus sur la sonnette pour dire "attention, plus jamais ça ". Avis donc aux parents. C'est un vrai livre qui fera du bien aux ados.

Françoise d’Assise N’dah, "Le Retour de l’enfant soldat", 104 pages, Vallesse Editions 2008.

Kiprindé Sonia

Plaidoyer pour la cohésion sociale (par Le Matin d'Abidjan)

Publié le 16/10/2008 à 12:00 par ndahfranc
"Le retour de l’enfant soldat"’ écrit par François d’Assise N’dah et édité par Vallesse Editions est dans les rayons des librairies. La guerre vient de prendre fin. Zango, enfant soldat, recruté de force par les rebelles, est de retour dans son village natal. Le drame, pendant la crise, il a commis des actes ignobles dans ce village qui l’a vu naître. Notamment des vols, des viols et des assassinats. Les plaies de cette somme de malheurs sont restées constamment ouvertes, gravées à jamais dans l’esprit des habitants. Difficile donc d’être cicatrisées. Naturellement, ce retour est loin d’être du goût des membres de sa famille. A plus forte raison les villageois qui jurent de se venger. Mais, un cercle très restreint de personnes dont sa mère, ne cesse de lutter pour son insertion. Contre vents et marrées ! Evidemment la tâche reste très ardue. Car les obstacles ne manquent pas. Son propre père ne veut pas le sentir. Et les villageois dans leur grande majorité, non plus. Un matin, le chef du village qui ne peut plus le supporter décharge des plombs chauds dans son corps. Heureusement, l’ancien guerrier ne meurt pas de ses blessures. Le chef est traduit devant la justice. A la suite du jugement, le verdict est sans équivoque : « la cour le condamne…à six mois de prison avec sursis ». (cf P 97). Mais cette victoire ne sera que de courte durée. Car dans l’école où il est admis, personne ne veut lui adresser la parole. Il prend son mal en patience. Et petit à petit, l’ancien petit criminel finit par gagner le cœur des autres élèves. Voilà donc la trame du livre. Dans le fond, « L'Enfant Soldat » de François d’Assise N’dah, professeur certifié de lettres modernes, actuellement en poste au Lycée Mamie Adjoua de Yamoussoukro, édité par Vallesse Editions, soulève un problème de fond : l’insertion des enfants soldats dans le tissu social après la guerre. Faut-il les rejeter car considérés comme des monstres, pour avoir été des machines à tuer ? En tout cas, le livre aborde le problème. Il montre surtout que c’est un combat très âpre que doivent mener ces jeunes pour pouvoir être accepté dans la société. Le jeune Zango a joué le coup. Il a mené une autre guerre impitoyable dans la société pour être accepté de nouveau par les siens. Mais cette fois-ci pas avec des armes. Mais plutôt à travers la parole, les gestes et les actes qu’il faut poser. François D’Assise N’dah montre dans cet ouvrage de 104 pages que quoi qu’il arrive, l’homme reste collé à sa nature d’homme perfectible. C’est-à-dire que si l’homme, par la force des choses, devient un « homo omni lupus » (un loup pour l’homme), il reste qu’il a la capacité de retourner sa veste pour revenir à sa nature première d’être humain. N’dah démontre surtout que les capacités physiques et intellectuelles, l’être humain en dispose dans ses gènes pour pouvoir se surpasser. Le livre s’inscrit ainsi dans la droite ligne de la réconciliation. C’est un véritable plaidoyer qui montre qu’après la crise, les hommes doivent se tolérer mutuellement pour vivre ensemble. Et la cible de l’auteur, ce sont les enfants. C’est à eux en premier lieu que s’adresse l’œuvre. Dans un français simple et très accessible, ce « Récit de jeunesse » est facile à lire. En outre, il est d’actualité. L’œuvre est très réaliste. Et pleine d’intrigues. Difficile de la lâcher quand on débute sa lecture.

Françoise d’Assise N’dah. Le Retour de l’enfant soldat, 104 pages. Vallesse Editions 2008.
Marcel APPENA

LE PARDON AU BOUT DU RENIEMENT (paru dans "NOTRE VOIE")

Publié le 16/10/2008 à 12:00 par ndahfranc
"Ah, la guerre ! Pourquoi faut-il que les hommes en arrivent à ce stade d’animalité d’un autre âge ? Pourquoi l’homme, être pensant par essence, ne dominerait-il pas ses instincts guerriers afin de préserver la vie de ses semblables et la sienne ?"
Les interrogations qui sont les préoccupations majeures de François d’Assise N’Dah, l’auteur de l’ouvrage, “Le retour de l’enfant soldat”, ont toujours marqué l’esprit des hommes depuis la nuit des temps.
Prenons pour exemple la fameuse guerre de Troie puisée dans la mythologie grecque. Hélène, la femme d’un prince a été enlevée et cela a suffi pour que la guerre de Troie éclate entre les Troyens et les Spartiates. Les deux grandes guerres qui ont déchiré le monde sont une autre preuve de ce que la destruction de la vie de l’homme par l’homme, constitue un paradoxe qui heurte la raison humaine. Il en est de même pour la guerre qui a déchiré la Côte d’Ivoire. Une guerre que l’on qualifie de stupide parce qu’on n’arrive pas à cerner les causes qui ont motivé l’acte des agresseurs de la Côte d’Ivoire. Eux-mêmes n’ont jamais trouvé les maux justes qui les ont amenés à planter l’épée dans les entrailles de leur propre pays. C’est ce qu’on nomme la bêtise humaine. Dans ce cas précis où le fils du pays viole, égorge, découpe ses propres parents à l’arme blanche, le tableau qui traduit la situation devient tellement insupportable et indigeste qu’il est difficile et presque impossible d’accorder le pardon au tueur. L’histoire du retour dans son village de Zango l’enfant soldat qui a participé à la destruction de “sa patrie” montre combien il est difficile d’apaiser des cœurs brisés. “Tu ne comprends donc pas, Zango, qu’il y a des douleurs que même le temps ne peut effacer ! Quand un fils du village y fait irruption, une nuit à la tête d’une bande de pillards, fait brûler les greniers, viole sa propre cousine et, plus grave, ligote le chef du village avant de la battre devant tout le monde, sans aucun motif ; ces actes-là, grand frère, même le temps ne peut en venir à bout ; ils sont profondément gravés dans nos mémoires” (page 19-20). Voilà. Zango l’enfant soldat est renié par ses parents. Or, il faut absolument pardonner à ceux qui ont eu, à un certain moment, des comportements indignes. Les valeurs morales de chacun de nous, doivent se vérifier dans la vie communautaire. Le dépassement de soi doit primer sur la gravité de la blessure provoquée par certains des nôtres. L’exercice est difficile, mais il faut y arriver pour la bonne marche ou l’harmonie de la société. “Comment la réconciliation nationale que nous appelons de tous nos vœux, peut-elle se faire, si nous sommes incapables de pardonner, surtout à un enfant” (page 29) ?.
L’enfant soldat qui, jusque-là ne bénéficiait pas du tout de la clémence des siens voit, après bien des tourments, une fenêtre ouverte sur sa vie : “Deux adolescents, tels des chiens de chasse, foncèrent sur Zango et lui serrèrent chaleureusement la main. Sur le chemin, d’autres enfants se joignirent à eux, dans une ambiance gaie et colorée” (page 100).
Ainsi se termine l’histoire dramatique de Zango, l’enfant soldat, comme celle de bien d’autres enfants de son âge, qui ont connu ce genre de tourbillon.

“Le retour de l’enfant soldat”; François d’Assise N’Dah ; Vallesse Editions, 102 pages

Azo Vauguy

L’AVENIR EST UNE ILLUSION

Publié le 09/10/2008 à 12:00 par ndahfranc
L’Avenir n’est rien d’autre qu’une terrible illusion
Un jeu que l’homme frivole invente
Pour dissoudre son impuissance et ses doutes
Dans la glorieuse certitude de la Mort.

L’Avenir peut-il vraiment exister quand la Mort,
Tapie dans l’ombre, veille au grain comme un dangereux prédateur ?
Rapace au regard d’acier
Survolant de ses ailes majestueuses
La Terre objet de nos convoitises abjectes.

L’Avenir n’est pas dans le présent
L’Avenir est au-delà de la Mort
Glorifie la Mort parce qu’elle est l’unique porte qui donne sur le royaume de la vie nouvelle.

Est-il nécessaire de se souvenir de son passé
Pour enfourcher la roue du présent ? Que non !
Le présent n’est que le fils du passé dont il porte le nom avec orgueil.
Dans sa voix, résonnent en écho
Les cris de nos défuntes victoires
Et les pleurs de nos assassines défaites.

Contente-toi de vivre ton présent avec amour et bravoure
Fais la cour à la Nature
En sachant que ce qu’elle te prend
Elle te le rend au centuple.

Telle a toujours été la Parole du Maître.

CORINNE, COMME LA VIE NOUS UNIT...

Publié le 09/10/2008 à 12:00 par ndahfranc
Je vous répondrai, Corinne, avec la même profondeur qui m'anime lorsque je trace des lignes pour moi-même et pour tous ceux dont l'amitié me donne une opinion plus positive de moi, sans aucun orgueil, bien entendu. Merci pour tous ces mots dont la gentillesse n'a d'égale que la profondeur de votre âme. Voyez-vous, Corinne, depuis mon enfance, un peu comme vous, j'avais l'étrange sentiment d'appartenir à un monde qui n'était pas celui dans lequel je vivais. L'amour pour moi était si dénaturé qu'on le confondait à d'autres sentiments, moins nobles. L'écriture m'est alors apparue comme le seul remède pour exorciser mon mal de vivre. En découvrant l'âme des mots, j'ai aussi découvert la sagesse qui se cachait derrière les choses muettes. Mon passeport acquis, j'ai appris à voyager à travers le temps. Les personnages dont je raconte l'histoire sont ceux que j'ai rencontrés sur le chemin de la vie, souvent au détour d'une épreuve ou d'une victoire. Au fond, comme vous le dites si bien, la race, le sexe ou le pays ne sont que des choses artificielles, parfois futiles ; il faut aller au-delà pour comprendre l'Âme humaine dans son unicité. Bla-Yassoua, c'est l'Homme des origines, celui qui n'était ni homme ni femme, et c'est vers cet homme divin que tous nous devons tendre: voilà ce que dit la légende africaine. Zadi Zaourou, le grand maître, en a parlé dans son oeuvre "La guerre des femmes". Feu Bohui Dali également dans son recueil "Maïeto pour Zékia". Sur la trace des maîtres, j'ai accepté moi aussi de dévoiler une partie de cette sagesse millénaire. Les questions que je me pose et les réponses que je propose sont parfois puériles et font quelquefois sourire. Mais croyez-moi, elles reflètent toutes la simplicité de mon âme, cette simplicité qui veut qu'on aille au fond des choses pour en percer le mystère. La Vie est un mystère pour moi et chaque jour j'essaie d'en percer le majestueux secret. Si vous avez adoré "Jusqu'au bout de l'enfer", c'est parce que vous avez une âme d'enfant, avide de savoir et de connaissance, mais une âme qui sait se laisser admirer et aimer. Merci encore pour ce courrier qui m'a énormément fait plaisir. Je suis à votre disposition pour tout échange amical.

J'AI ADORE "JUSQU'AU BOUT DE L'ENFER"

Publié le 09/10/2008 à 12:00 par ndahfranc
Bonjour François,

Il est très difficile de parler d’une œuvre avec son auteur. Je ne suis pas capable de m’exprimer sur le style, j’essaie simplement d’exprimer ce que j’ai pu ressentir à la lecture.

Même si j’ai trouvé qu’il y avait différents niveaux de lectures, il n’en ressort pas moins les questions que vous posez, propres à la Côte d’Ivoire certainement mais au-delà à tout le continent Africain. J’ai une très grande admiration pour le Peuple Africain, quelle que soit son ethnie d’origine. Je retrouve dans les différentes cultures Africaines LA Simplicité que notre culture occidentale a perdue, celle qui fait la profondeur de l’âme, de l’Homme un Etre Humain. Il est grand temps me semble t-il que tous les Africains en aient conscience et qu’ils soient fiers de détenir un tel héritage. Il est extrêmement difficile de faire simple, regarder vers le continent Africain, c’est pour moi une façon de chercher des leçons. Nous avons tellement à apprendre de Vous. Pour que vous compreniez l’état d’esprit dans lequel je suis, sachez que enfant, en me regardant dans un miroir je ne me reconnaissais pas. Mère Nature s’était trompée…

Tout comme je suis une inconditionnelle des Cultures Africaines, je dirai aussi que je suis une inconditionnelle de l’écriture de François d’Assise N’Dah. J’aime vraiment la sagesse et la poésie qui se dégagent de vos écrits. Mais ça vous le savez, je vous l’ai déjà dit.

L’idée d’aborder la masculinité et la féminité avec le même personnage selon les jours pairs ou impairs est très forte et particulièrement dans le dénouement. Le cliché d’une pensée masculine ou d’une pensée féminine est balayé d’un revers de mains dès le début de l’histoire. J’ai adoré votre livre, parce qu’aussi, les questions posées sont universelles, elles nous interpellent quelle que soit notre culture, quel que soit notre sexe, notre âge… Il faudrait bien plus que ces quelques lignes pour parler de « Jusqu’au bout de l’Enfer », mais j’ai toujours du mal à parler de ce qui me touche.

Bonne journée et à bientôt,

Une lectrice d’un petit village du sud de la France.

Corinne TARDIEU

ET SI LA VIE N’ETAIT PAS UN HASARD ?

Publié le 05/10/2008 à 12:00 par ndahfranc
Au commencement, la Vie était peut-être un hasard car, toute œuvre de création artistique demeure avant tout un unique et majestueux hasard. Mais le programme qui en assure la pérennité et le perfectionnement n’en est plus un. Aucun homme ne donne naissance à un animal ; de même, aucun cours d’eau ne coule d’aval en amont : tel est le Mystère de la Création. Que toute cette complexité inimaginable fonctionne avec une telle maestria a fini par convaincre même les plus sceptiques que ce hasard bien singulier avait une drôle d’intelligence. La fascination puis la dévotion, tels sont les sentiments qui durent animer nos arrières grands-parents.
En voulant percer le mystère de la Nature, l’homme tomba en admiration devant le mystère du divin, cette énergie miraculeuse, qui a su organiser avec droiture et équité, le chaos originel.
Se convaincre que la vie est un hasard est bien plus lourd de conséquence que l’on ne peut l’imaginer car, cela revient à être les propriétaires illégitimes d’une entreprise dont nous ignorons tout. Comment pouvons-nous alors être sûrs de vivre la vie selon les principes supérieurs du hasard qui l’a créée ? La vie n’aurait-elle donc aucune valeur parce qu’elle serait née du hasard et au hasard ? Que signifierait alors vivre si nous n’avons de compte à rendre à personne ? Tels sont les enjeux de cette conception de la Vie.
Vivez au hasard si vous pensez que la vie ne mérite pas qu’on la respecte. Mais moi, je suis de ceux qui pensent que la Vie est bien plus majestueuse qu’on ne le croit. Elle a un but noble qui en consacre le caractère divin. Dites-moi, est-il normal qu’à la fin de sa vie, l’homme n’en fasse pas un bilan ? Si vous pensez comme moi que cela est un principe incontournable, qu’encourt-il alors si son bilan est négatif ?
L’homme est un hasard, peut-être bien, mais pas sa vie, encore moins la Vie. La Vie est un cycle interminable, ce n’est pas une élucubration d’intellectuel, c’est une vérité incontournable.

LA PLUS GRANDE QUESTION

Publié le 11/09/2008 à 12:00 par ndahfranc
Quelle est la plus grande question de votre vie ?
Celle dont la réponse, comme une boussole, vous ramène toujours sur le bon chemin ?

Pour moi, la plus grande question est : quel est le but de la Vie ?
Savez-vous pourquoi elle paraît si importante pour moi ?
Parce que je refuse de naviguer à vue, comme un bateau sans gouvernail.

Que la vie soit un hasard ou non, que Dieu ait créé le mal ou non, peu m’importe ! J’ai juste besoin de savoir ce que je fais de cette vie qu’il m’a donnée ; ce que je fais de ma vie.
Le code social et religieux nous fixe quelques buts nobles : le mariage, le travail, l’harmonie avec le groupe social…
Mais loin d’être véritablement des buts, ce sont à mon sens, les moyens pour atteindre le But. Mais alors, quel est ce but vers lequel tout converge ou devrait converger ?

Si pour vous, la Vie s’arrête après la mort, votre équation devient facile à résoudre : il s’agit de jouir autant que possible des richesses et des plaisirs de ce monde.
Mais si pour vous par contre, il y a une autre vie, voire d’autres vies après la vie, le problème demeure et les questions sont plus complexes.

Tant que vous n’aurez pas découvert ce que vaut chaque vie que vous vivez,
Tant que vous serez là à subir la vie au lieu de la vivre,
Le bonheur demeurera pour vous une illusion éternelle.
Mais si pour vous, vivre est une quête permanente, un défi à relever, alors, chaque jour devient une éternité de bonheur. Chaque jour, vous dormirez du sommeil du guerrier, avec le sentiment du devoir accompli.

LE RETOUR DE L'ENFANT SOLDAT

Publié le 09/09/2008 à 12:00 par ndahfranc
LE RETOUR DE L'ENFANT SOLDAT
Le retour de l’enfant soldat, tel est le titre de ma dernière publication littéraire chez Vallesse éditions, à Abidjan.

Mais pourquoi un tel titre ?
Au moment où la Côte d’Ivoire (elle n'est malheureusement pas la seule en Afrique et dans le monde) sort progressivement de la crise armée qui a plombé son développement depuis un peu plus de cinq ans, il m’est apparu opportun de poser le problème de la réconciliation nationale dans des termes qui en facilitent la mise en œuvre.
En effet, comme n’a de cesse de le rappeler un homme politique bien connu de chez nous, et je cite : « On ne sort pas d’une guerre comme on sortirait d’un dîner de gala », j’essaie de poser les vraies questions sans oublier de proposer des pistes de solutions viables.
Les vraies questions aujourd’hui, à mon sens, ne doivent pas s’écarter des notions de responsabilité, de justice et de pardon. Il est regrettable de constater aujourd’hui que tous les ivoiriens se prennent pour des victimes. Mais, comment peut-il y avoir des victimes sans bourreaux ? Question taboue, vous diront certains.
En mettant les enfants soldats au centre de ce roman, j’ai voulu montrer combien de fois nous avons poussé loin le pion de la bêtise humaine. Utiliser des adolescents pour régler des comptes politiques ou des contradictions sociales, est un crime odieux. Les accuser en plus d’être nos bourreaux, c’est encore pire.
Je vous invite à lire l’histoire de Zango, enfant soldat malgré lui, le temps d’une guerre absurde qui l’a déshumanisé et abâtardi.
Son retour, personne ne veut en entendre parler y compris son propre père. Tous veulent lui faire la peau. Mais lui, n’a qu’une seule envie, redevenir un enfant normal, comme les autres enfants de son âge, loin de toute haine et de tout ressentiment.
Dites-moi, de quel côté êtes-vous ?
Du côté des victimes ou de celui des bourreaux ?
Cette œuvre vous aidera certainement à vous déterminer.


Extrait :
Le car tanguait sur le chemin abrupt. On eut dit qu’il exécutait une danse macabre. Mais, ses mouvements saccadés n’ébranlaient ni l’attention ni la conscience de Zango dont le regard, tel celui d’un fauve en quête de sa pitance quotidienne, observait la pauvre nature sur laquelle s’était abattue la folie destructrice de l’homme.
Ah, la guerre ! Pourquoi faut-il que les hommes en arrivent à ce stade d’animalité d’un autre âge ? Pourquoi, l’Homme, être pensant par essence, ne dominerait-il pas ses instincts guerriers afin de préserver la vie de ses semblables et la sienne ? Arbres desséchés, champs fantomatiques, animaux squelettiques, ciel blafard, soleil affamé, vent coléreux… Tout semblait porter le deuil de cette funeste entreprise ! Et lui, Zango, avait ajouté son grain de sel, et non des moindres, à cette folie générale. Mais aujourd’hui, après plusieurs péripéties comme en recèlent les grandes palabres africaines, la guerre était bel et bien terminée et il regagnait son village pour retrouver les siens.
Il pensa alors à sa mère, à l’émotion que cette chère et tendre mère éprouverait quand elle le verrait. Rien qu’à y penser, il en était tout ému ! Mais ce qui l’effrayait le plus, c’était la réaction des villageois. Il avait conscience qu’il ne serait pas le bienvenu dans sa propre famille, à fortiori dans le village. Mais où aller ? Il n’en avait aucune idée. Soukassa était le village qui l’avait vu naître. Il y avait fait ses premiers pas dans la vie. Et aujourd’hui, plus que d’ordinaire, il avait besoin de cet endroit et de ses habitants pour repartir dans la vie, après la douloureuse expérience de la guerre.
Il comprit alors qu’en tout voyage, la difficulté n’est pas tant de partir, mais bien de revenir au bercail, surtout, quand on avait été enfant-soldat comme lui, le temps d’une guerre dont il ignore les raisons…

Le retour de l’enfant soldat, Vallesse éditions, Abidjan, septembre 2008.


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